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Anne Roberge
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Mercredi le 10 mars, 1999
Oyé! Oyé! Une super bonne nouvelle. Et surtout le plaisir de la partager avec vous. Enfin, du concret.
Depuis le temps que l'on a l'impression de crier dans le désert, je suis très fière de voir que nos cris portent fruits.
Voici ce qui se passe...
Le ministre Bernard Landry cite et prend en considération, à la page 22 de son budget déposé hier, les études de Rosaire Morin sur la déportation de l'épargne des Québécois en Ontario.
Morin est directeur de l'Action Nationale et aussi un collaborateur régulier de Planète Québec. M. Landry cite aussi le journaliste Richard Johnson du Journal de Montréal.
Morin se bat depuis des décennies pour que les Québécois puissent contrôler leur économie. Nous sommes très riches, mais nous envoyons notre épargne en Ontario.
En effet, les fonds communs des Big Five (Banque Royale, Banque de Montréal, Banque CIBC, Banque TD et Banque Scotia) n'investissent presque pas au Québec. Une poussière. Elles prennent l'argent ici et l'investissent ailleurs... surtout en Ontario.
Les grandes sociétés de fonds mutuels tels Investors, Trimark, MacKenzie ne placent même pas 5% de leurs actifs au Québec.
Autrement dit, ces gars là prennent notre argent et le placent ailleurs. Créent des jobs ailleurs. Et nous les caves on ne dit pas un mot.
On se passionne pour le stade des Expos qui ne nous rapportera rien, sauf des dettes si on le construit, et on laisse filer des milliards de dollars, chaque année, sous notre nez.
C'est ça que Morin dénonce. Preuve à l'appui!
Je me souviens en avoir parlé aussi, sur Planète Québec. Je n'ai aucun mérite, j'avais puisé mon sujet, chez ces deux curieux de l'information économique.
Quel flair! :-)
Il est bien certain que j'ai envie de me péter les bretelles, mais "Donnons à Rosaire ce qui appartient à Rosaire".
Cet homme, avec toutes ses recherches, sa patience, son acharnement, son énergie à donner l'heure juste, a réussi à brasser la cage de notre gouvernement. Et des Québécois.
CHAPEAU!
Bravo aussi à Richard Johnson et au Journal de Montréal. Oser vous acharner, tenir votre bout et résister aux pressions. Ça prend du nerf. Vous l'avez assumé!
Ça prouve une chose... il ne faut jamais cesser de se battre.
Quelque part nous pouvons espérer...
Ça fait du bien par où on respire, non?
Merci monsieur Morin, pour votre ténacité...
Et soyez vite sur pied...
On a besoin de vous! Pour continuer...
Et un gros clin d'oeil à Bernard Landry qui reconnaît le problème. Ça signifie que les choses vont changer au cours des prochaines années. Les Québécois vont comprendre qu'il suffit d'investir ici pour créer des milliers de jobs.
;-)
Pour lire le budget Landry
Pour lire les chroniques de Rosaire Morin
Page 22
Nous avons l’intention d’intensifier nos efforts visant à convaincre les
gestionnaires de fonds qu’ils privent leurs clients de rendements
appréciables en n’achetant pas davantage de titres du secteur public du
Québec.
Ainsi, j’entreprendrai au cours des prochaines semaines une série de
rencontres avec les dirigeants des grandes banques et des principaux fonds mutuels canadiens.
Les fonctionnaires du ministère des Finances, quant à eux, continueront leurs rencontres plus techniques avec les gestionnaires de fonds de ces institutions.
À ce sujet, je veux saluer ici l’équipe de la revue l’Action nationale,
notamment Rosaire Morin, qui travaille inlassablement depuis plusieurs
années afin d’informer nos concitoyens sur le type de placements qui est
effectué par ceux qui gèrent l’épargne des Québécois.
La diffusion de cette information, souvent relayée par M. Richard Johnson du Journal de Montréal, et dont chacun devrait tenir compte avant de confier ses fonds à une institution financière, est une oeuvre concrète et utile pour notre
société : elle porte déjà ses fruits et de forts mouvements de capitaux vers
le Québec découlent de ce travail de bénédictin.
Le gouvernement continuera à aider ces recherches en privilégiant transparence et incitation, mais en répudiant par ailleurs toute forme de coercition qui ne
saurait à coup sûr que produire des effets contraires à ceux recherchés.
Pour optimiser la gestion de l’épargne au Québec, notre gouvernement
veillera de plus à renforcer les droits des petits actionnaires. Dorénavant,
les lois régissant les institutions financières du Québec et la Loi sur les
compagnies leur accorderont le droit de présenter une proposition, de la
faire connaître préalablement aux autres actionnaires et de pouvoir en
débattre lors d’une assemblée.
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