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Anne Roberge
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Samedi le 11 décembre, 1999
Le gouvernement Chrétien a déposé aux Communes un avant-projet de loi qui fixe des balises pour la tenue d'un référendum sur la souveraineté du Québec. Et puis après! Ça change quoi?
Les fédéralistes sont morts de peur lors du dernier référendum qu'ils ont failli perdre et ils ont juré de ne plus se faire prendre.
Depuis ce temps là, ils lancent des offensives en rafale pour planter l'option souverainiste sur tous les fronts. Ça fait partie de leur plan de match. Une implacable lutte quotidienne contre le Québec: immigration, bourses du millénaire, batailles constitutionnelles, publicité, chèques, Labrador, etc.
Les séparatistes hurlent, mais ils goûtent à leur propre médecine. Le PQ a triché avec ses questions imprécises et hypocrites. Il fallait une question claire et on n'y échappera pas la prochaine fois. Tant mieux.
Quand on veut l'indépendance de son pays, on pose une question simple et claire dans le genre...
Voulez-vous quitter le Canada? ou Voulez-vous l'indépendance politique du Québec. Vous voyez le genre. Pas une devinette.
Avec une question claire et une réponse claire (51%), le jeu politique est plus simple et moins téteux.
Ottawa rejette toute question qui portera sur un double enjeu, mêlant souveraineté et partenariat comme lors du dernier référendum. C'est logique.
Mais ce n'est pas une raison pour se mêler de nos affaires. Le droit des Québécois de décider eux-même de leur avenir est non négociable. Point à la ligne.
Des états d'âme de Stéphane Dion ou de Jean Chrétien, on s'en fout comme de notre première bottine. Ils pourront faire toutes les stepettes imaginables, quand un peuble veut vraiment une chose et qu'il le dit clairement, ça bouge.
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