|
|
|
Anne Roberge
|
|
|
|
|
|
Samedi le 12 janvier, 2002

Plus imbécile que ça, tu meurs!
Vendredi soir, le maire de Toronto, Mel Lastman, s'est rendu au Holiday Inn où sont descendus quelques centaines de Hells Angels pour leur serrer la patte. Ce sont des «braves types» a déclaré ce débile profond!
Pendant que le Québec se démène comme le diable dans l'eau bénite pour se débarrasser des motards criminalisés, voilà que le maire de la métropole canadienne leur ouvre les bras. Ça doit être ça la société distincte!
Moi qui pensais que la lutte contre les gangs de bums était une affaire nationale. Moi qui pensais que les motards criminalisés qui tuent des enfants, abattent les journalistes, utilisent des femmes comme boucliers, font assassiner des gardiens de prisons ne sont que des tas de merde, voilà que le maire de Toronto leur lèche le cul.
Un autre grand politicien vient d'atteindre les sommets de l'ignominie. Pendant que les maires de nos petites municipalités bataillent pour démolir les bunkers des motards, Mel déroule le tapis rouge.
Qu'est qu'il pense le Latsman? Qu'ils vont épargner sa ville à cause de sa veulerie? Qu'on ne vendra pas de dope dans son territoire? Qu'on rangera les armes automatiques? Que les pimps ne battront plus leurs filles? Ouach! Ouach! Voilà un autre grand moment dans l'Histoire de notre pays.
Figurez-vous que les Hells Angels sont descendus fêter à Toronto pour célébrer le premier anniversaire de leur implantation en Ontario. Un p'tit gâteau et une p'tite chandelle avec ça?
Pendant ce temps, où sont les députés et les sénateurs qui ont voté la Loi anti-gang?
Comme c'est attendrissant. Les Hells Angels se promènent dans les rues et commerces de la ville quasiment sous les applaudissements. Voilà, dans le fond, une collection de bons gars qui dépensent et font tourner l'économie. Les commerçants font de l'argent. Le cash sonne. La vie est belle. Demain, des enfants taxeront d'autres enfants pour payer leur crack.
Salut mon Mel!
|
|
Recherche dans
Anne Roberge
|
|
|
|
|
|
|