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Anne Roberge
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Lundi le 12 juillet, 1999
Bravo! Bravo! Bravo!
L'idée d'une trève est excellente.
Je suis fière de vous.
Je suis vraiment impressionnée par votre sens des responsabilités.
Minute! Je ne tombe pas dans le piège. L'objectif de cette trève est d'amener le gouvernement à la table de négociation. Rien d'autre.
La balle est dans le camp du gouvernement et ce dernier doit livrer la marchandise. On va voir rapidement si le gouvernement veut vraiment négocier ou juste jouer avec le yoyo des infirmières.
Ce qui m'épate, c'est l'unité de ce syndicat. Autant on a voté massivement pour l'appui à la grève, autant le vote a été solide pour donner une chance à la négociation.
J'espère que les politiciens décodent bien le message car ça signifie que le prochain vote, lui aussi, sera pur et dur si ça ne fait pas le bonheur des infirmiers et infirmières.
Jean Rochon
Vous savez comment ce que c'est... Hier, je lisais, et rêvais sur le bord de l'eau quand je me suis souvenue que la ministre Marois avait demandé une enquête, il y a quelques jours, pour analyser l'impact de la grève sur les patients. Histoire de cogner sur les grévistes. De les culpabiliser...
Pourquoi le gouvernement ne demanderait-il pas une enquête sur Jean Rochon, le responsable des coupures sauvages. Des démissions. Des fermetures?
Ce ne sont pas les infirmières qui ont dirigé le massacre, c'est lui et les fonctionnaires qui sont toujours en poste!
Je dis ça en passant... pour rappeler à Mme Marois que la population n'est pas si cave que ça.
;-)
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