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Anne Roberge
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Lundi le 13 janvier, 2003
Bon! Paraît que nous allons, en moyenne, investir 20% de moins dans nos REÉR cette année! La confiance n'est plus là. Paraît aussi que les banquiers et les courtiers sont surpris.
J'ignore si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Nous aurons quand même besoin d'argent à notre retraite et les spécialistes nous disent d'acheter quand c'est bas. Sauf que...
On a notre voyage!
Sauf que les épargants, les actionnaires, les citoyens, sont déçus et dégoûtés par la cupidité du grand patronat.
Tout ce qu'on lit dans les journaux, ce sont des histoires d'horreur, de pillage et de rapines, où les cadres supérieurs empochent des dizaines de millions pendant qu'ils tordent le cou de leurs employés.
Tenez, les employés de la Banque Laurentienne, des femmes en grande majorité, ont pris un vote de grève hier. Les employés sont sans convention collective depuis juin 2001. Pas étonnant, on presse le citron au maximum pendant que les cadres supérieurs font main basse sur la caisse. Ça n'a aucun sens. Minute! Les cadres supérieurs ne sont pas propriétaires!
Le pire, c'est l'apathie de la population. On se laisse faire. On se laisse dépouiller.
Que dire du grand patron de Bell, Jean Monty qui est parti avec des dizaines de millions après avoir perdu des milliards.
Que dire du président de Métro, Pierre H. Lessard qui empoche plus d'argent en 2002 que l'ensemble des actionnaires de Métro?!
Que dire des fonctionnaires du Ministère fédéral de la Justice qui empochent des bonus!) après avoir gaspillé un milliard de dollars dans le contrôle des armes à feu. On se gratte le nez au lieu de tous les congédier. Sans exception. Tous.
Que dire des titres des compagnies qui s'écroulent à la bourse alors que les boss se sauvent avec le cash. Nortel perd des milliards, le boss se sauve avec plus de 100 millions de dollars! Savez-vous ce que c'est cent millions de dollars!
Wow! On n'est pas des caves. On comprend que la bourse oscille sans arrêt, c'est absolument normal, mais que le boss vende quelques mois, quelques semaines ou quelques jours avant la chute... Ouach.
Que dire des équipes professionnelles de basebal et de hockey qui demandent, sans rire, de l'aide des gouvernements (de la population). Voyons, pas besoins d'être un génie des affaires pour sauver ces clubs. Un coup de plume, et c'est réglé. Mais oui, les joueurs n'ont qu'à les acheter!
Ça pue! On a l'impression de se faire avoir partout.
Hé! Les filles de la Banque Laurentienne, ne lâchez pas!
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