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Anne Roberge
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Lundi le 13 mars, 2000
Jean-Paul II, a demandé pardon, hier au Vatican, pour les fautes et péchés commis par l'Église catholique au cours des 2000 ans de son histoire. Dans un Mea culpa sans précédent, notre bon Pape se repent.
Émouvant cette demande de pardon. Mais avez-vous remarqué, on ne parle que du passé.
Ce genre de confession n'a aucune valeur car elle ne correspond pas à la réalité.
Il n'y a rien de très fort dans le fait de s'excuser pour des crimes que l'on n'a pas commis. Demander pardon pour les Croisades, l'Inquisition ou les camps de concentration...
C'est facile et pas compromettant.
La demande de pardon n'a de valeur que lorsqu'elle provient de la personne qui a commis le crime. Or ils sont tous morts.
Faut-il demander aux Anglais des excuses pour la déportation des Acadiens?
Au lieu des excuses pour les Croisades, le Pape pourrait cesser d'interdire la pilule, l'avortement et le condom.
Ce serait beaucoup plus d'actualité, non?
Pourquoi faut-il qu'une bande de mâles en soutane s'attaquent encore aux femmes?!
L'Église pourrait aussi, demander officiellement pardon, pour tous les sodomites qu'elle compte dans ses rangs, et qui ont malheureusement souillé trop de jeunes.
Ça serait plus sérieux, et plus efficace, que de demander pardon pour l'Inquisition.
Mais j'y pense, les orphelins de Duplessis sont toujours vivants, eux.
Que dit notre bonne Église locale?
Où sont les excuses... et l'argent?
Dans 2000 ans, ils vont s'excuser, peut-être?
Hum! Hum! Facile!
On aurait aimé entendre quelque chose, un simple murmure, contre Augusto Pinochet, le tortionnaire du Chili.
Non, rien.
Faudra-t-il attendre la mort de ce bon catholique, avant que notre bonne Eglise s'excuse pour les massacres de son fidèle Augusto...???
On aimerait aussi moins de pompes pour une Église qui prêche la pauvreté.
On s'excuse pour le passé.
Mais qui n'est pas coupable de crimes odieux?
Quel pays, quelle église, quelle religion, quelle dictature, quelle démocratie n'est pas responsable de crimes immondes?
La confession publique du pape, pour des crimes commis dans le passé par l'Église catholique, n'est qu'une grosse opération de relations publiques dans un univers «politiquement correct».
Rien de plus...
Et ça me désole!
J'aimerais tellement croire, encore, à ces belles idéologies de ma jeunesse.
Loin sont-elles...
Hélas!
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