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Anne Roberge
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Lundi le 14 juin, 1999
Les infirmières, et infirmiers, ont confirmé hier, lors d'une conférence de presse leur volonté de tenir deux journées de récupération cette semaine, soit demain et jeudi (15 et 17 juin). Bravo! Et lâchez pas!
Je m'étais promis, en fin de semaine, de m'aérer et de me calmer le pompon, mais c'est plus fort que moi.
Lorsque je vois tant de mauvaise foi...
Les gestionnaires des hôpitaux (le gouvernement), se traînent les pieds et se moquent du personnel hospitalier depuis un an.
Assez! Québec doit écouter et respecter ces personnes, qui tiennent le réseau de la santé à bout de bras.
Selon Jennie Skene, la présidente de FIIQ, «la partie patronale n'a pas encore compris à quel point nos problèmes sont criants, ni le sérieux de nos objectifs. Nous voulons en arriver à un règlement avant l'été.
«Les associations patronales n'ont aujourd'hui fait aucun dépôt de textes pour confirmer leurs intentions d'apporter des correctifs durables aux problèmes identifiés.
«Elles refusent de négocier, préférant s'en remettre au Conseil des services essentiels pour nous forcer à travailler encore longtemps dans ces conditions. C'est, selon nous, une attitude méprisable.
Dans ces circonstances, on n'a d'autres choix que de confirmer officiellement et publiquement que les infirmières, et infirmiers du Québec tiendront deux journées de récupération, tel que prévu, les 15 et 17 juin prochains".
La Fédération affirme que des services essentiels seront maintenus et que la sécurité des patients ne sera pas mise en danger.
Ainsi, les unités de soins critiques, comme les urgences, soins intensifs, soins en néonatalogie, seront assurés à 100 %. Pour les autres unités, chaque établissement déterminera le nombre de personnel requis.
"Nous tenons à dire à la population que le corps infirmier a toujours été responsable dans l'application de moyens de pression. Nous pouvons assurer aujourd'hui que nous continueront à l'être pour toutes les actions qui seront mises de l'avant à compter de mardi prochain", ajoute Mme Skene.
La FIIQ compte 47 500 membres au Québec. La convention collective des infirmières et infirmiers, est échue depuis le 30 juin 1998 et les négociations pour son renouvellement sont commencées depuis avril 1998.
Ça fait assez longtemps qu'on les niaise. Au lieu de perdre son temps avec le financement des Expos, un club de millionnaires qui embauche des joueurs millionnaires, le gouvernement a tout intérêt à s'occuper de son monde. Du vrai monde. Ça presse.
Chose certaine, avec le corps infirmier qui lâche, les médecins qui grognent, les pharmaciens qui boudent...
Ouf! Aucun intérêt à tomber malade...
C'est la grâce que je nous souhaite...
LA SANTÉ!
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