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Anne Roberge
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Mercredi le 14 juin, 2000
Jean Chrétien refuse de transférer les 530 millions nécessaires pour la mise en place du régime québécois de congés parentaux, même si un avis juridique de son gouvernement lui dit qu'il est obligé par la Loi. Cet homme dérape dans son obsession anti Québec. Les cloches sonnent.
Minute Jean Chrétien! Je vous ai vu, et surtout entendu, hier soir à la télé, parler «de mon argent» dans l'affaire des congés parentaux.
Wow, les moteurs! Il ne s'agit pas de votre argent, ni de celui de Lucien Bouchard, mais de celui de l'ensemble des Québécois. De nos impôts!
Quand l'Assemblée nationale vote à l'unanimité, et c'est très rare, pour qu'Ottawa cesse d'empiéter sur nos droits, le message est clair:
Ça ne vous regarde pas.
Je présume qu'aujourd'hui, vous allez lancer vos pitbulls dans la bataille, dans le genre Dion, mais ça va juste nous convaincre un peu plus de l'inutilité du fédéralisme.
Les Québécois sont tolérants, placides et longs à comprendre, mais à force de nous baver, de piétiner l'Assemblée nationale et de nous arroser de bêtises, on va finir par comprendre.
Vous tracez la voie royale du prochain référendum...
Monsieur Chrétien, vous êtes dangereux!
:-((
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