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 Vacances en Pénichettes® Locaboat Holidays
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Anne Roberge
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Mercredi le 16 février, 2005
Non seulement Hydro-Québec se fait prendre en plein délit d'incompétence, mais voilà qu'elle demande à la Cour de le cacher à ses actionnaires, c'est à dire l'ensemble des citoyens et citoyennes du Québec.
Le reportage révèle que les installations d'Hydro-Québec sur la rivière Manicouagan et à la baie James sont mal protégées et sont à la merci des terroristes.
Les journalistes ont réussi à pénétrer, sans être inquiétés, au coeur des centrales de Manic-5 et de LG-2, qui alimentent en électricité 1,5 million de Québécois.
Le reportage montre que les portes des centrales ne sont pas verrouillées, qu'il ne s'y trouve aucun agent de sécurité, qu'il n'y a ni caméras de surveillance ni systèmes d'alarme.
On y voit le reporter et le caméraman s'approcher même des panneaux de contrôle sans rencontrer personne.
Hi! Hi! Dans sa demande d'injonction, Hydro-Québec soutenait que la diffusion de ces reportages représenterait un danger pour ses installations, et ultimement pour la sécurité nationale, en plus de causer un préjudice sérieux et irréparable à son image.
Vous avez lu, Hydro-Québec affirme elle-même qu'elle met la sécurité nationale en danger. Ce n'est pas Radio-Canada qui est une menace, mais l'incompétence de la direction.
En effet, le reportage cause un préjudice sérieux et illustre surtout l'incompétence totale de la direction de l'entreprise.
Minute! Hydro-Québec est notre richesse collective et son patron n'a même pas le jugement de PROTEGER notre richesse nationale.
Le juge Kirkland Casgrain, de la Cour supérieure, a estimé que le reportage était d'intérêt public. AVEC RAISON.
Au Japon, le président Caillé se serait déjà fait hara-kiri.
Ici, on espère qu'il aura le courage de démissionner. C'est l'intérêt national qui est en jeu.
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