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Anne Roberge
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Samedi le 17 juillet, 1999
J'entends déjà quelques lecteurs, bien-pensants, me reprocher de ne pas faire du vrai journalisme, parce que j'y vais de mes émotions.
Soit!
Mais un drame, comme celui-ci, me conforte à donner mes états d'âme.
Je suis triste. Non pas que je connaisse ces gens personnellement, mais parce que, encore une fois, me revient en plein visage notre fragilité.
Beaux, riches, célèbres, et pétant de santé, ces jeunes gens partent allègrement à un mariage...
Et ne s'y rendent jamais.
Je sais, tous les jours, dans les journaux, on voit de tels drames.
Pourquoi ce soir, cette envie de vous transmettre ma tristesse ?
Probablement, cette même envie d'arrêter toutes ces guerres et misères, ces discussions dans le désert, ces hypocrisies, ces mensonges, ces "plus forts la poche"...
Et cette envie plus forte que tout...
Vivre, et profiter de cette sacro-sainte vie.
Et faire en sorte, que chaque jour soit le plus beau et le plus heureux de notre vie.
Et le vivre pleinement!
Comme nous sommes petits et vulnérables...
Et, ce soir, mes pensées vont à sa soeur, Caroline.
Et aux parents de Carolyn et Lauren Bessett.
Salut John-John!
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