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Anne Roberge
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Le grand perdant?
Jean Charest


Mardi le 18 juin, 2002

Dumont inspire: "On va changer ça..."; Landry rassure: "Regardez, l'économie tourne au max..."; Charest??? Et ben c'est une coquille vide. On l'a encore constaté hier soir. Le gars n'a rien à dire

Charest nous fait penser à une momie poussiéreuse. Vieux discours. Vieilles promesses. Vieilles attitudes. Le score d'hier, regardez les pourcentages, indique clairement que Charest ne lève pas.

Pendant que l'ADQD rêve de changer le monde dans un feu d'artifice, que le PQ force les changements (politique sociale, fusions, réductions des dépenses) en se faisant très mal au passage, Charest promet des défusions inutiles et parle de réformes sans rien dire.

L'électorat a compris et son message est clair: "On ne te croit pas."

Disons que les problèmes des Libéraux à Ottawa, souillés par la corruption systématique qui ressemble à du grand banditisme, nuisent aux Libéraux du Québec. C'est la même famille. Encore... si on mettait la gang de profiteurs en prison, mais non, on va tricher.

Morale de la journée d'hier? Les gens sont tannés. Tannés du PQ qui encombre l'horizon, tannés des Libéraux qui ne proposent rien d'intéressant et ils veulent bien écouter les jeunes comme les baby boomers l'on fait en donnant le pouvoir au Parti Québécois en 1976.

Vous savez quoi? Le slogan de Jean Lesage, le père de la Révolution tranquille, en 1960 était: «C'est le temps que ça change».

Rien de nouveau sous... la pluie!
;-)


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