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Anne Roberge
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Une Justice qui perd son nom...


Jeudi le 19 avril, 2001

J'avais entendu l'histoire de cette femme, agressée par son oncle.

Je l'avais lue, aussi, quelque part dans un entrefilet de journal.
Et, tout comme la plupart d'entre vous, j'ai jugé.
J'ai peut-être même été Thomas devant tant de naïveté de la part de Marie-Claude, nom fictif.

Mais hier soir, à l'émission d'Arcand, je suis touchée.
Par tant de misère humaine, tant de désespoir, tant de désillusions, tant de tortures mentales, et physiques.

Et je me questionne sur la justice, encore une fois.
La question est grave.

Qui est ce juge qui condamne à quinze ans de détention un abuseur, avec derrière lui, des tas de poursuites...
Et qui par maladresse verbale, réussit à lui occasionner un autre procès, que Marie-Claude ne pourra pas, moralement et physiquement recommencer.
Je la comprends!

Ou ce juge est inapte, ou il est de connivence avec le "bozo" agresseur, afin de le lâcher lousse dans la nature.

Parce qu'un juge, peut-être suis-je très naïve, doit connaître les lois sur le bout des doigts.

Alors, comment a-t-il pu commette une si grave bévue????

Marie-Claude, oui, elle a été naïve, enfin plus peureuse que naïve, mais ce juge devrait répondre de son incompétence. La Cour d'Appel lui tape sur les doigts, mais c'est la femme qui souffre.

C'est lui le responsable de ce cafouillis.
Bizarre! On ne les juge jamais, les juges.
Un juge en chef, ça fait quoi? Ça sert à quoi?


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