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Anne Roberge
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Jeudi le 22 juillet, 1999
Wow! Les infirmiers et les infirmières disent un NON géant et cognent sur la table! Braaaaaaavo!
Le message est clair. «Désormais, Québec va nous respecter et cesser de rire de nous!»
Soyons réalistes. Le gouvernement n'offre pas assez. Si on veut du bon service, on doit payer le bon prix.
Payons comme il faut tout le personnel de la santé, sans exception, et on aura un service parmi les meilleurs au monde.
En 1989, elles(ils) se sont fait carrément avoir. On les a bafoués. Mensonges par-dessus mensonges... Ruiné, le gouvernement ment.
Qui ne serait pas sur le gros nerf ?
Et surtout incrédule, face à tous ces ratourages...
Comment pouvons-nous vivre dans une société démocratique et accepter des lois, faites en un seul sens, et réglées d'avance?
Et ce soir, on voit très clairement, que les infirmiers(ères), en ont plein le "casse". Peut-on les en blâmer ???
Ouf!
Tous ces e-mails reçus...
Pour ou contre les infirmiers(ères).
On me traite d'anarchiste. D'encourager la zizanie.
On me reproche même, d'oublier les efforts du gouvernement pour réduire la dette.
Minute! Cessons le bavassage sur le déficit et la dette. Ce n'est pas compliqué. Il suffit d'imposer un ticket modérateur et de faire payer pour certains services. Voilà la solution. On va y aller, de toutes façons. Autant agir rapidement avant que le système ne se dégrade encore plus.
Faisons payer en partie les usagers. Il ne faut vraiment pas grand chose pour payer convenablement l'ensemble du personnel médical.
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