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Anne Roberge
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Mardi le 02 mars, 1999
J'écoute Julie Snyder. Bien oui, je m'étais promis de prendre un "break" car elle a tendance à me tomber sur les nerfs...
Comme dirait l'autre:
- Mais...Que voulez-vous ? Je ne peux m'en passer.
Et ce soir, c'est plus fort que moi, j'ai envie de vous raconter mes expériences capillaires. Lorsque je vois "Charlie En Particulier".
Je ne suis même pas certaine d'avoir le bon orthographe.
Pour ceux et celles qui ont manqué "Julie, j't'en prie", Charlie est la personne qui lui a presqu'occasionné une dépression nerveuse, en lui coupant les cheveux, à Paris. Oui! Oui!
C'est la coiffeuse, entre autre de Catherine Deneuve et de Isabelle Adjani.
J'avoue, en voyant Charlie, je me suis rappelée quelques atroces souvenirs.
En plus de cet adage" Cordonnier mal chaussé".
Car entre vous et moi, mettons que la madame, elle aurait besoin d'une petite coupe...;-)
Bon! Passons à ce petit côté snobinard, lors de notre arrivée dans un salon de coiffure "huppé".
Je me souviens d'une certaine fois..
Johanne, une amie très chère, et particulièrement branchée, m'amène chez son nouveau coiffeur.
Quelque 125$ plus tard, je nous retrouve sur le trottoir, frisées comme des moutons, laides à faire peur, Johanne en blonde et moi en brune.
Nous nous congratulons et admirons nos jolies frisettes.
Qu'à celà ne tienne, lorsque l'on ne veut pas voir la réalité en face, nous n'avons d'autre choix que de trouver ça beau.
Arrivée à la maison, la vérité éclate.
Non pas que mon amoureux est indélicat...
Oh non! Pas besoin.
Juste à lui voir la binette..."Rien qu'à voir, on voit bien".
Surtout que nous en étions au début de nos fréquentations.
Je vous parle de déjà quinze ans.
Le matin, il quitte une jeune femme à peu près normale, et la revoit le soir, absolument transformée en "Jackson Five" au complet.
Quel choc!
Et ce n'est qu'une expérience parmi tant d'autres... La pire, peut-être.
Car je lui en ai quand même fait voir de toutes les couleurs... J'ai même tâté du mauve.
Et, croyez-le ou non, j'ai une envie folle d'y aller de quelques couettes bleues...
Pourquoi pas?
Surtout que je suis revenue à ma bonne et fidèle coiffeuse Louise, du Salon M, que j'avais osé délaisser pour flirter dans les Salons huppés du centre-ville, où je me faisais accueillir comme une pauvresse, par de jolies nymphettes qui me regardaient du haut de leurs faux-cils, et m'envoyaient dans la fosse au lion, au signal du Roi...
J'y arrivais gênée et en ressortais encore plus gênée...En plus d'être cassée...;)
Je courais vite à la maison pour me laver les cheveux et me les coiffer à ma façon...Simple!
Une chance, j'ai compris vite.
J'ai retrouvé avec joie, un salon où il fait bon s'arrêter et se laisser dorloter sans gêne et sans chichis. Et où on ne se fait pas arnaquer.
Qui dit mieux???
Vous, Charlie?
Remarquez, le Particulier, au prix qu'il coûte, je préfère le mettre ailleurs...;-)
Et Louise, au lieu de me faire des couleurs, elle m'envoie chez Uniprix m'acheter un petit tube de couleur lavable...Bleu, rouge, orange, mauve...En voulez-vous, en v'là!
On peut même se mettre en gang, et échanger nos couleurs...
Ça coûte beaucoup moins cher!
Vive le bon vieux salon de quartier!
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