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Anne Roberge
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Vendredi le 25 juin, 1999
Québec niaise, laisse traîner depuis un an, promet, ment...
Les infirmiers et les infirmières passent à l'attaque et lancent, dès demain, une grève générale illimitée. Le saut dans le vide! Mon opinion? Voilà des personnes très courageuses qui disent au gouvernement d'aller se faire voir ailleurs.
BRAVO!
Les politiciens, toutes couleurs confondues, appuyés par les éditorialistes, vont dire qu'elles n'ont pas le droit de faire ça... et patati et patata. Grotesque!
Les infirmiers et les infirmières ne font que se défendre. Le cirque doit cesser. Les politiciens, au lieu de frapper sur des femmes, de vider leur caisse syndicale comme ils menacent de le faire, et de jouer aux matamores d'opérettes devraient prendre le taureau par les cornes et régler le problème de la Santé.
Au lieu de cogner sur des femmes, et de tolérer des attentes interminables dans les hôpitaux, le gouvernement doit prendre ses responsabilités.
Pour régler les problèmes de la Santé, l'État doit faire payer les usagers pour les services qu'ils utilisent. Le système s'améliorerait d'un seul coup. L'État devrait assumer une assurance de base avec, comme dans l'automobile, un déductible.
En Russie communiste, tout était gratuit, et on attendait quatre heures pour une livre de beurre.
Ici, la Santé est «gratuite» et on attend des mois pour se faire opérer.
Les mêmes personnes qui refusent de payer des frais additionnels pour se faire traiter, vont accepter de payer pour faire soigner leur chien. Notez qu'un chien malade se fera opérer dans la journée même!!!
Oui, on veut équilibrer le budget de l'État et même réduire les impôts. Mais ce n'est pas en cassant la gueule des infirmiers et des infirmières qu'on va y arriver intelligemment.
Ce sont les bureaucrates qui ont saboté la Santé, pas les infirmières. Mais qu'est-ce qu'on attend pour les éliminer?!
Au fil des ans, les gestionnaires de la Santé ont prouvé, hors de tout doute, qu'ils sont incompétents, nuisibles et dangereux. Leurs belles idées, ça ne marche pas. Ils ont ruiné le Québec. On doit les éliminer au plus vite et modifier le système.
Le communiqué de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec
Le gouvernement offre de 5 % d'augmentation salariale en trois ans. Les infirmières demandent 6 % sur deux ans, plus 10 % d'ajustement au chapitre de l'équité salariale.
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