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Anne Roberge
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Dimanche le 26 septembre, 1999
On dira ce qu'on voudra, un homme armé, ça impressionne. Ça intimide.
Quand j'ai vu, aux nouvelles télévisées, les policiers de la Sûreté du Québec, hurler et vociférer devant les ministres du gouvernement du Québec, je n'ai pas aimé ça. J'ai eu peur.
Oui j'ai eu peur. Pas pour moi. Pas pour l'intégrité physique des membres du gouvernement -nos policiers ont de l'honneur- mais j'ai eu peur pour la démocratie, notre plus grande richesse collective.
Ce bras de fer entre les policiers et le gouvernement nous en dira long sur l'état de notre société. Québec affirme avoir une politique salariale commune pour tous les employés de l'Etat. On va voir si elle va tenir ou si le gouvernement va craquer devant les gros bras.
Oui, on a frappé à bras raccourcis sur les infirmières après les avoir battues à la table des négociations, mais que fera-t-on contre les policiers de la Sûreté du Québec?
Et comment ces derniers vont-ils réagir si le gouvernement (l'ensemble de la population) se montre intransigeant?
Quant à la stratégie des policiers, de donner des contraventions à quiconque ne respecte pas rigoureusement le code de la route, ça ne les mènera pas loin...
Chose cetaine, ça calmera les excessifs...;-)
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