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Anne Roberge
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Hé les boys,
réveillez-vous!


Lundi le 02 septembre, 2002

Réveillez-vous les boys, car demain, vous allez manger une maudite raclée. Épouvantable. A l'université, les filles dominent dans presque tous les secteurs... Médecine, droit, biologie, art dentaire, pharmacie, administration.

Demain, les femmes vont s'emparer des meilleurs emplois et des postes de commande, bousculant des centaines de milliers d'hommes sous-scolarisés.

Les statistiques publiées par La Presse, samedi, sont éloquentes. Les universités et les cégeps, sont fréquentés par une majorité de femmes. Les gars décrochent.

La proportion de femmes atteint 80% en première année de médecine.

Cet automne, 57,5% des 64 000 nouveaux collégiens admis dans les cégeps de la province sont des filles, et 42,5%, des garçons.

L'écart entre les filles et les garçons est encore plus grand dans les programmes qui mènent à l'université (près de 60% de filles) et le taux de réussite est beaucoup plus important chez les filles.

Environ 75% des cégépiennes terminent avec succès leur programme collégial pré-universitaire, contre à peine plus de 60% chez les gars.

Participez à notre sondage dans la colonne de gauche

Ça fait plusieurs années que les filles dépassent en nombre les jeunes hommes dans nos universités, mais la tendance s'accélère! En 1991, 57% des collégiens entrant à l'Université Laval étaient des filles. En 1996, leur proportion a grimpé à 60%; cet automne elle atteint 63%. Énorme.

À l'Université de Montréal, on compte deux fois plus de candidates que de candidats autorisés à s'inscrire, soit environ 8800 filles contre 4400 garçons.

Le phénomène est le même en région et dans les universités anglophones.

Il manque actuellement plus de 20 000 garçons dans les cégeps du Québec (la population totale des collèges publics s'élève à environ 150 000). Plus de la moitié des filles de 17 ans vont au cégep, comparativement à un peu plus du tiers des garçons.

Ce déséquilibre s'explique par le fait que les garçons n'étudient pas. Presque le quart d'entre eux n'étudient presque jamais. Ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

La pénurie de garçons dans les cégeps et les universités provoquera une véritable révolution des moeurs.

Comment vont réagir les femmes professionnelles quant elles devront sortir avec des non-instruits et des pauvres?


Comment vont réagir les gars, quand c'est leur blonde qui possédera les clés de la décapotable, et la carte de crédit?


Just a gigolo?
Mééééchante!




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