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Anne Roberge
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Jeudi le 30 septembre, 1999
Encore!
Un autre syndicat se dissocie du Front commun alors que les syndiqués du Centre hospitalier de l'Université Laval affiliés à la FTQ ont voté contre la proposition de grève générale illimitée prévue le 18 novembre dans le secteur public.
Après l'Alliance des professeurs de Montréal, c'est la deuxième organisation syndicale à tourner le dos au plan d'action proposé par le front commun syndical CSN-FTQ-CEQ.
L'Alliance des professeurs de Montréal, avec ses 6500 membres, est le plus important syndicat affilié à la CEQ.
Les membres de l'Alliance ont rejeté lundi soir à 58 pour cent la grève générale illimitée que recommandait leur comité exécutif.
Pas bon. Pas bon.
Ce vote ébranle le front commun qui a besoin de toutes ses forces vives pour lutter contre un gouvernement de plus en plus déterminé d'autant plus que l'ensemble de la population se détache de plus en plus du syndicalisme.
Même si le président de la CSN, Marc Laviolette, et la présidente de la CEQ, Monique Richard, affirment que le Front commun déclenchera une grève générale à la mi-novembre, avec ou sans les enseignants, le message manque de punch.
Pour gagner, l'union des employés de la fonction publique est essentielle, or ça ne marche pas.
De toutes évidence, les syndiqués ont compris la leçon des infirmières: personne ne veut se ruiner dans une bataille déjà perdue.
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