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Anne Roberge
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Jeudi le 05 mars, 1998
C'est plus fort que moi. Je ne me peux plus. Il faut l'aider c't'enfant... Monsieur Charest veut encore réfléchir. Pourquoi ne pas dire, une fois pour toutes, que ce n'est pas de la réflexion, mais de la négociation? Ce ne serait pas beau ça? De l'honnêteté... Mur à mur... Partir du bon pied, dans un nouveau parti. Vous montrer franc, envers et contre tous. Ouvrir votre coeur, raconter les tenants et les aboutissants de vos longues rencontres avec tout un chacun. Faire partager vos craintes, vos angoisses, vos bibittes... Confiez-nous enfin, votre peur du changement. Peut-être pouvons-nous vous aider? Tout d'un coup, votre hésitation ne viendrait que d'une peccadille... Votre palette de couleurs, qui ne convient pas à celle du Parti Libéral. Car votre joli teint de blondinet ne souffre pas le rouge. Qu'à celà ne tienne! Ce bon vieux bleu, moins dangereux dans l'arène... Et qui vous avantage tellement ! La v'là la réponse! Elle était là, toute simple. Pas compliquée... Mais la politique, on le sait, c'est: "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?"
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Anne Roberge
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