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Anne Roberge
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Un gouvernement qui n'a pas de couilles


Dimanche le 07 mars, 1999

J'avais promis de me calmer le poil des jambes en fin de semaine, mais là, je ne me peux plus. Je me fais encore aller le clavier.


Avez-vous vu ça!?
Immigration Canada veut expulser, jeudi prochain, une femme originaire du Venezuela, Nancy Castillo Duran, qui habite au Canada depuis 18 ans.

Elle a deux enfants, nés ici, Jonathan et Michael, âgés respectivement de 15 et 12 ans. Ces derniers sont devant un choix cruel : partir avec leur mère pour le Venezuela qu'ils ne connaissent pas et abandonner l'école et leurs amis, ou accepter d'être séparés de leur mère. Quel beau programme!

Si leur mère est expulsée et que les jeunes restent ici, qui s'en occupera? La ministre Lucienne Robillard?

Ben voyons! Jamais de la vie. La seule chose qu'elle sait faire, c'est se croiser les bras.

En effet, la même bureaucratie qui piétine une femme qui vit ici depuis 18 ans, laisse passer des milliers de Tamouls au poste frontalier de Lacolle comme on l'a vu à l'émission Le Point la semaine dernière.

Jour après jour, ils arrivent à pied, sans papiers, sans identité, et demandent le statut de réfugiés. Le lendemain, ils ont droit aux prestations de l'aide sociale!!!!!!!

On va régler ça? Pantoutte. La ministre Robillard a déclaré, sans rire, l'autre soir à Radio-Canada qu'il n'est pas question de fermer les portes.

Non. Ottawa va essayer d'accélérer le temps d'analyse des dossiers. Entre temps le message est clair: «Allez au Canada, vous y trouverez une méchante gang de twits qui sont prêts à payer pour vous».

Qui paie? Le Québec! Qui laisse faire? Ottawa. Qui se croise les bras? Cette bonne Lucienne

Il faut environ 18 mois pour identifier correctement les demandeurs d'asile, quand ils n'ont pas disparu dans la nature. Évaporés avec de faux papiers encore une fois. Qui sait si ce ne sont pas des terroristes, des passeurs de drogue, d'armes, ou pire encore?

Au lieu de contrôler nos portes, Ottawa s'acharne sur des gens qui vivent ici et qui sont parfaitement intégrés. On disloque une famille au nom d'une loi qui permet à des milliers de personnes d'abuser du système. Chaque demandeur d'asile nous coûte 50 000$ par année, disait-on dans l'émission.

Merci Mme Robillard. Quelle compétence!
:-(((


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