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Anne Roberge
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Dimanche le 07 mars, 2004
 
Encore les commandites. Encore l'argent sale. Encore Lafleur Communications.
Figurez-vous que, selon le Halifax Chronicle-Herald, Ottawa a attribué plus de 3,2 M$ au Bluenose II sur une période de quatre ans, mais le président du fonds qui administre le navire n'a reçu que des poussières.
Des documents du ministère fédéral des Travaux publics démontrent que des subventions totalisant 3 356 894 $ ont été accordées au bateau par l'entremise de trois firmes de communications.
Le plus important montant qu'Ottawa a donné s'élève à 2,3M$, confiés à Lafleur Communications Marketing, au Québec, au cours de l'année fiscale 1997-98.
Où est l'argent? Qui a empoché? Voilà les vrais questions auxquelles il faut répondre. Avez-vous remarqué? Les Libéraux sont pressés de faire tomber des têtes, mais on ne nous parle plus de l'argent.
Où sont les 100 millions de dollars qui manquent? Qui a empoché?
Qui peut croire, une seconde, dans l'efficacité de la GRC qui "enquête" depuis deux ans?
Lancée en 1921, la goélette Bluenose peut se vanter de n'avoir jamais été battue, ni lors des nombreuses courses auxquelles elle a participé contre les Amércains, ni dans le volume de poissons qu'elle a pêchés. Malheureusement, cette fabuleuse goélette a coulé au large d'Haïti en 1946.
Pour la plus grande gloire de la Nouvelle-Écosse, sa réplique, le Bluenose II, voit le jour le 24 juillet 1963. Elle devient rapidement le symbole des provinces de l'Atlantique.
Le Canada a imprimé des timbres à son effigie et elle orne les pièces de 10 cents depuis 1937.
Elle fait patie de l'histoire canadienne.
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