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La soupe des mariés, en Périgord
 

Samedi le 12 mars, 2005


Je vous transmets une recette reçue d'un lecteur francais. Vous expérimentez cette recette, nous aimerions recevoir vos commentaires. Avec la permission de l'auteur, voici son courriel: GHPenaud@aol.com.

Il était de tradition. en Périgord, d’apporter la soupe le soir des noces, aux mariés qui s’étaient enfuis, et dont il fallait avoir découvert la cache.

Cette soupe était « le Tourain Blanchi », dont on ne trouve pratiquement pas la véritable recette faite par ma Grand-Mère maternelle, qui devait, je crois, « tremper » la soupe au gros pain plutôt que d’employer du vermicelle.

Et, O bonheur ! cette soupe appelle le chabrot.

Je donne d’abord la recette, et ensuite j’indiquerai le folklore de la procession du portage de la dite soupe.

Prendre une demi-tête d’ail par personne, l’éplucher en retirant le germe. Dans une poêle, verser du saindoux ou de la graisse de canard (ou huile plus beurre, en ville).

Faire revenir les aulx très doucement jusqu’à coloration beige. Verser du bouillon et 10 cl de vin blanc assez sec.
Dès reprise de l’ébullition, verser du vermicelle, salez et poivrez très généreusement., verser en soupière.

Délayer deux jaunes d’œuf dans une cuillerée à soupe de bon vinaigre et verser dans la soupe en battant légèrement pour bien mélanger. Verser ensuite les blancs d’œuf en battant vivement pour faire des fils.

(Selon les convives, vous pouvez éventuellement (en faisant la gueule) enlever un par un à l’écumoire les gousses d’ail, que vous remettez dans l’assiette des gens « normaux », devant les autres!).

Et là-dessus, un bon gros chabrot de bon vin ! (Vous mettez la cuillère à soupe dans l’assiette vide, et vous versez du vin jusqu’à début de flottaison, c’est la mesure d’un travailleur de la vigne!)

Pour porter le tourain aux mariés, le nombre des participants est variable, et tous les accessoires du souper sont portés par un ou plusieurs participants à la fois selon le nombre de complices. On repère les mariés, et, dans la nuit, on frappe à leur porte, amenant le tourain, le vin rouge et tout le matériel nécessaire.

On commence par la cuvette, l’eau, le savon, la serviette, pour qu’ils puissent se laver les mains, une seule personne portant le tout ou chaque accessoire par un porteur, etc. …
Viennent ensuite deux assiettes à soupe, deux cuillères, deux serviettes de table, la soupière, la louche, la bouteille (sans verres, évidemment).

On fait laver les mains, on sert la soupe, puis le chabrot, et l’on s’en va satisfaits pour aller à son tour manger le tourain, faire chabrot et danser.

Le Pov'Vieil Arrière-Grand-Père
qui vous fait la bise réglementaire.

 
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