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BLANCHE LAMONTAGNE, VOUS CONNAISSEZ?
 

Dimanche le 23 mai, 2010

Blanche Lamontagne (1889-1958)
Blanche Lamontagne naît aux Escoumins le 13 janvier 1889. Pensionnaire dans plusieurs couvents, elle suit des cours de littérature à l'Université Laval. Première poétesse du Québec à avoir publié des recueils, elle est aussi la première femme de la province qui a affronté directement la critique littéraire, sans utiliser de pseudonyme. (Source : Wikipédia)



Maison blanche

J'aime la maison blanche, ignorée et seulette,

Qui se découpe sur la côte violette,

Dans l'éternel silence et la paix des coteaux,

Où paissent doucement les tranquilles troupeaux.

J'aime son gai pignon, sa légère fumée,

Ses fenêtres, son seuil, sa lampe rallumée,

Le grincement de ses portes aux lourds verrous,

Son puits bordé de foins et de feuillages roux,

Et ses saules verts qui dans l'aube coutumière,

Étalent sous les cieux leurs cheveux de lumière !...

J'aime la maison blanche assise au bord des monts.

Je l'aime. - Savons-nous donc pourquoi nous aimons ? -

Je me sens réjouie en même temps qu'émue

De cette pureté qui chante et qui remue,

De ce nid qui gazouille au coeur des chauds midis,

Caché dans l'épaisseur des buissons reverdis,

Et parmi l'or en feu du blé qui sait renaître...

J'aime la maison blanche où tout l'azur pénètre,

Qui mêle, en un tableau presqu'immatériel,

La grâce de la terre à la clarté du ciel !...


Les trois lyres, Montréal, Bibliothèque de l'Action française, 1923.



La chambre

Près du toit où tombait la lumière dorée

D'un ciel large, toujours somptueux et vivant,

Près de la mer, en face du soleil levant,

Était ma chambre avec sa lucarne azurée.

Au pied du cap abrupt à la crête ajourée

La mer roulait sans cesse un flot noir et mouvant ;

Avec les chants lointains et les plaintes du vent,

Montait vers moi la grande voix de la marée...

Parmi l'éblouissante et douce paix du jour,

Sans cesse, mon regard suivait avec amour

L'aile blanche de quelque gracieuse barge ;

L'air lui-même semblait presqu'immatériel,

Et l'immense horizon, l'infini, l'éternel,

M'entraient au fond du coeur avec le vent du large !...


***************
Quel plaisir de connaître cette grande
poétesse,

André, épervier
Poète rêveur, plume lyrique,
Mon écriture au gré de ma sensibilité.
Je voltige avec passion à travers les mots sublimes.
D'ailleurs, je vous invite à visiter mon site de poésie (Région de Mt-Laurier, Québec):
http://epervierlepoete.iquebec.com
 
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