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| EN VOIE DE DISPARITION |
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Jeudi le 04 février, 2010 |
Nous vieillissons, le traumatisme d’une vie usée.
On s’aperçoit de nos lenteurs, de nos peines ravagées.
Il y a en soi une recherche d’un plaisir perdu
Que l’on voudrait saisir et cajoler merveilleusement.
Nous vieillissons, l’écriture chancelle douloureusement.
Les mots clignotent, divaguent sur une feuille gelée.
La froidure des gestes lente, pénible, massacrante.
Le soir venu, les yeux se ferment dans un silence.
Nous vieillissons, la rage, l’impossibilité de s’éloigner
Des méandres, des obstacles de la vie décharnée.
Subir inlassablement les sarcasmes, fatigue incroyable.
Le piano sanglote, le corps se brise, faibles notes.
Nous vieillissons, des rires imbéciles, l’affront sublime.
Un respect saccagé, la parole déjouée, l’insolence
Mais pourquoi? Vieillir, est-ce ainsi? Je me le demande.
Tant de désirs perdus dans l’attente de l’irrémédiable.
Nous vieillissons sans accord, d’interminables piétinements.
Déchéance absolue et pourtant, la vie existent, n’est-ce pas?
On se détourne, le mépris total, l’offense, l’inintelligence.
Continué quand même car un cœur bat encore, encore…
Nous vieillissons, la poésie apaise, voix veloutée.
Se persuader d’un bonheur hasardé, camouflé.
Les mains rompues, refuser l’écoute, attendre…
Attendre la chance espérée, la délivrance.
André, épervier
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Poète rêveur, plume lyrique,
Mon écriture au gré de ma sensibilité.
Je voltige avec passion à travers les
mots sublimes.
D'ailleurs, je vous invite à visiter
mon site de poésie (Région de Mt-Laurier, Québec):
http://epervierlepoete.iquebec.com |
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l'Epervier André Labrosse
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