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| Lettres de femmes au XIXe siècle |
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Mercredi le 13 janvier, 2010 |
Lettres de femmes au XIXe siècle.
Renée Blanchet et Georges Aubin
Septentrion
Les lettres sont celles envoyées par les femmes des grandes familles québécoises (les Papineau, les Marchand, les Tarieu de Lanaudière), mais pas uniquement. À qui écrivaient-elles et de quoi entretenaient-elles leurs vis-à-vis? Elles écrivaient surtout à la famille des lettres à caractère politique.
Les lettres sont séparées en six rubriques, les plus importantes, celles qui portent sur la famille, les affaires, la politique, l’amour et l’amitié, l’éducation, et enfin, les voyages. Ce qui ressort des lettres, c’est que nos aïeules se préoccupaient de politique et de la santé de leur correspondant.
Elles sont, en effet, très nombreuses à parler de leur « infirmité » et il faut avoir lu l’introduction pour savoir qu’à l’époque, ce terme était utilisé pour désigner un simple état d’affaiblissement. La plupart des correspondantes affirment partir se refaire une santé au bord de la mer : Kamouraska, Cacouna, L’Islet, ou Rivière-du-Loup étant les endroits le plus souvent mentionnés. Les familles plus fortunées, quant à elles, préféraient aller à Philadelphie ou en Virginie. C’est le cas, notamment, des Papineau qui reçoivent là-bas des lettres d’une cousine.
Si la santé est préoccupante, on discute aussi de fichus et de dentelles, de robes et de jupes. Le carnet mondain est présent ici et là. Mais c’est surtout de politique et d’économie dont il est question. Quelques lettres d’amitié ont été retrouvées, quelques-unes traitent d’amour – malheureusement, très peu de lettres enflammées ont été conservées. Finalement, se trouve à la fin du livre une notice biographique des femmes dont on aura lu les lettres avec un brin de voyeurisme peut-être, mais surtout avec un plaisir évident de retourner dans notre histoire. De plus, une utile bibliographie dirige les lecteurs pressés : on s’intéresse à Louis-Joseph Papineau ? Toutes les lettres qui lui sont adressées se trouvent aux pages suivantes...
Pour le lecteur simplement curieux, une promenade dans ces lettres de femmes offre beaucoup de divertissement. Cette façon d’entrer dans l’Histoire est complémentaire à l’autre, celle qu’offrent les livres officiels. Cette fois-ci, cependant, c’est à partir du quotidien que nous visitons nos aïeuls. Ces lettres étaient privées, elles sont donc dégagées de tout aspect prétentieux que peut parfois contenir une correspondance faite pour être publiée.
Bonne promenade!
Appréciation : 4
1=pas du tout 2=un peu 3=assez 4=beaucoup 5=passionnément
Lucie Ledoux
Critique littéraire
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Critique littéraire Lucie Ledoux
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