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| « Jardins et potagers en Nouvelle-France »
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Mardi le 16 mars, 2010 |
« Jardins et potagers en Nouvelle-France. Joie de vivre et patrimoine culinaire »
Martin Fournier
Septentrion
D’un livre à l’autre…
La gastronomie populaire et les traditions alimentaires en Nouvelle-France m’ont conduite cette fois-ci vers les « Jardins et potagers en Nouvelle-France », car, en effet, chaque habitant cultivait son propre jardin potager. Les choux, citrouilles, pois, oignons et navets étaient les légumes les plus souvent cultivés, tandis que la pomme de terre et les tomates étaient les grandes absentes. Tant les communautés religieuses que l’habitant moyen possédaient son jardin potager et fruitier.
Dans ce livre, nous partons à la découverte de tous ces jardins : ceux des représentants du roi en Nouvelle-France (et dont le modèle par excellence est le jardin de Versailles), les jardins des grands bourgeois, ceux des curés, des nobles, de l’élite, des seigneurs, mais aussi les potagers des paysans et des familles sans histoires. Nous apprenons que l’adaptation des traditions culinaires françaises en Nouvelle-France n’a pas été de tout repos. Que les Français avaient du mal avec la tradition culinaire des Amérindiens dont la sagamité (sorte de soupe plus ou moins épaisse faite de viande sauvage ou de poisson selon la disponibilité du moment, oignons, haricots, maïs, carottes, choux et farine de maïs diluée dans l’eau)leur faisait horreur. Les bases de l’alimentation en Nouvelle-France seront : le pain, le pot-au-feu, les viandes, les légumes, les fruits, le sucre d’érable, ainsi que le beurre et les laitages.
Ce livre propose, par ailleurs, plusieurs recettes fort intéressantes à découvrir, dont la fameuse sagamité, le pot-au-feu français et le bouilli québécois. Le dernier chapitre intitulé : « Les jardins en Nouvelle-France reconstitués d’aujourd’hui » nous permet de découvrir le jardin du gouverneur du Musée du château Ramsay à Montréal, les jardins de la Maison Saint-Gabriel.Nous visitons un potager à Saint-Jean-Port-Joli, et celui de Jean Mauvide, seigneur de l’île d’Orléans.
Voilà une façon très ludique de s’ouvir à l’histoire de la Nouvelle-France. Une histoire du quotidien vraiment passionnante !
Lucie Ledoux
Critique littéraire
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Critique littéraire Lucie Ledoux
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