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| Seul le silence,
R.J. Ellory |
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Mardi le 20 avril, 2010 |
R.J. Ellory
Seul le silence
Livre de poche
Georgie, 1939. La découverte de plusieurs corps de fillettes assassinées sème l’émoi dans la petite communauté du sud des États-Unis. Joseph Vaughan, a tout juste dix ans et il est atterré. À l’âge de douze ans, d’autres corps horriblement sectionnés de fillettes qu’il connaît sont découverts dans les bois aux alentours. C’est lui, cette fois-ci, qui fera la macabre découverte. Le jeune homme sera profondément marqué par ces horribles assassinats qui se produisent au moment où le monde entier s’écroule autour de lui : son père est décédé et la Seconde Guerre sévit en Europe, légitimant le racisme. Quand un jour, devenu adulte, il s’installera à New York dans le but d’oublier cette petite communauté qui l’a vu grandir et que, mystérieusement, des corps de fillettes assassinées seront retrouvés non loin de chez lui, c’est toute son enfance qui lui reviendra en mémoire. Joseph ne se consacrera, dorénavant, qu’à une seule entreprise : celle de retrouver le meurtrier et de lui faire payer ses crimes.
À côté de cette excellente trame policière se dresse une Amérique profonde digne de Truman Capote, Salinger, Steinbec ou Faulkner. R.J. Ellory offre ici un premier roman – son dernier, intitulé «Vendetta», vient tout juste de sortir en librairie – qui s’inscrit directement dans la lignée de ces grands écrivains. On y retrouve les thèmes chers à ces auteurs américains : la force de la nature, les mentalités étroites du Sud profond, l’importance de la famille et de la communauté, les bouleversements intérieurs, les personnages troublés.
Il s’agit à mes yeux d’une extraordinaire découverte : R.J. Ellory est un auteur que je suivrai à la trace.
Lucie Ledoux
Critique littéraire
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Critique littéraire Lucie Ledoux
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