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Louise Turgeon
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Cinq cafés littéraires et trois lectures-spectacles pour explorer le rêve - 18 au 21 aoùt


Dimanche le 17 juillet, 2005

LES CORRESPONDANCES D'EASTMAN

L’utopie tous azimuts

Cinq cafés littéraires et trois lectures-spectacles pour explorer le rêve



Que serait une fête des lettres sans cafés littéraires!?

Pour Les Correspondances d’Eastman 2005, ces rencontres où des auteurs aux styles les plus divers discutent à bâtons rompus se conjuguent au thème général du festival!: le rêve – celui de l’écrivain, de l’individu, d’un peuple, ou d’une époque.

Les cinq cafés, dont un est offert gratuitement au public, se déroulent au Café du rêve aménagé au Club de l’Âge d’or d’Eastman.

Vendredi, à 13h30, l’animateur Pascal Jourdana, fraîchement arrivé de Marseille, anime Un château en Espagne, avec Tristan Malavoy-Racine, Nicolas Dickner, Naïm Kattan et deux jeunes écrivains français, Gaëlle Obiégly et Régis De sa Moreira.

La discussion portera sur l'utopie aujourd'hui, ou comment l'écrivain rêve la cité.


Un peu plus tard, c’est la ville inventée par les femmes.

Animé par Tristan Malavoy-Racine, Rêver la ville… au féminin réunit les auteures estriennes Christiane Lahaie, Lise Blouin, Louise Cotnoir, Danielle Dussault, et accueille gratuitement le public à 16h30.

Une activité présentée en collaboration avec l’Association des écrivains des Cantons-de-l’Est.


Samedi, les auteurs David Homel, Wajdi Mouawad, Marie-Claire Blais et Josée Blanchette parlent de La beauté du monde, celle qu’il reste toujours à raconter malgré l’horreur (la répulsion, la désillusion, la déception…) qui guette.

Dès 13h00, l’animatrice Danielle Laurin guide cette bande un peu dépareillée, qui partage l’art d’insuffler un peu de sublime aux grandes tragédies de l’histoire comme aux petites misères du quotidien.


À compter de 16h30, samedi, Marie-France Bazzo s’enquiert des Désirs de la modernité.

Cette période nous a-t-elle bercé des chimères d’un hédonisme annoncé, dont on ne goûte toujours pas les fruits!

Denise Bombardier, David Solway et Micheline Dumont font part de leur point de vue.


C’est à 13 h 30, dimanche 21 août, qu’aura lieu la dernière des cinq rencontres littéraires.

L’éditeur André Vanasse dirigera une discussion qui risque d’être fort animée autour du thème du rêve d’écrire et d’être publié.

D’où vient le désir d’écrire dans un monde dominé par les écrans ? Comment naît le projet, commence l’écriture et s’accomplit l’oeuvre? Le grand rêve initial, s’il existe, survit-il au parcours de l’écrivant ?

Pour en débattre, les écrivains Pierre Leroux (Cher éditeur) et Louise Desjardins ont été conviés ainsi que l’accompagnateur littéraire Pascal Jourdana et l’éditrice Johanne Guay (Libre-Expression).

Des regards qui opposent des réalités bien distinctes.


Des lettres portées à la scène!: Ferron, Kerouac, Nelligan

On ne pouvait passer sous silence le vingtième anniversaire de la mort de Jacques Ferron (le 22 avril 1985), polygraphe exceptionnel qui a légué une imposante correspondance. Pour l’occasion, le chercheur Luc Gauvreau et la metteure en scène Lorraine Pintal ont sélectionné une vingtaine de lettres que Ferron et Victor-Lévy Beaulieu se sont échangées entre 1971 et
1984. Les comédiens Robert Lalonde et Patrick Goyette donnent vie à cette lecture teintée d’humour dans Son Éminence et M. le Vicaire, le jeudi 18 août à 20h00 à l’Église St-Édouard.

La correspondance Ferron/Beaulieu raconte avec une lucidité émouvante, sincère et parfois ironique, la relation entre deux écrivains admiratifs l’un de l’autre, qui aspirent à la reconnaissance, bien que gênés par celle-ci. Dans ces lettres traversées par la question de la filiation, réelle et symbolique, on croise OEdipe, revue et corrigée par Ferron, mais aussi Gérard Bessette, Trudeau, Diderot, le Rosaire de Ferron, le Melville de Beaulieu.

Jack Kerouac est une sorte d’apprenti sorcier des tendances contemporaines: trip, culte de la vitesse, voyage, drogue, sexualité ouverte, orientalisme, désengagement politique. Son ouvrage culte « Sur la route »invente tout un monde dont on est aujourd’hui héritier : la génération beatnik, « beat » pour perdants, loosers, « maganés » de la vie, pour le rythme de la musique et pour « béatifique », puisque la religion, mélange de catholicisme, de bouddhisme et de taoïsme, se trouve aussi au coeur de son écriture.


L’écrivain Jacques Julien a effectué le travail de recherche pour Sur la route de Jack, une lecture-spectacle présentée le vendredi 19 août, à 19h30, à l’Église St-Édouard, qui s’articule autour de lettres et de Vanité de Duluoz. Ces textes tirés de La légende de Duluoz reprennent, sous une forme moins romancée, le contenu de Sur la route. Claude Poissant signe la mise en scène tandis que les comédiens David Boutin, Maxim Gaudette et Bruno Marcil s’approprient les mots de Kerouac, de son alter ego Neal Cassady, de ses amis Allen Ginsberg et William Burroughs. Des airs de jazz qui ont hanté la vie de l’auteur américain accompagneront cette lecture.


Nelligan ou le Rêve fantasque nous transporte dans le rêve sublime et fatal du poète Émile Nelligan qui écrivit, au sortir de l'adolescence, en trois ans à peine, une oeuvre capitale, avant de sombrer dans la folie à 19 ans. La chanteuse Karine Beauchamp joint sa voix aux comédiens Daniel Gadouas et Sébastien Ricard à qui les Correspondances ont donné carte blanche pour la création de cette lecture-spectacle présentée le samedi à 20h, toujours à l’Église St-Édouard.

Les témoignages de ceux qui visitèrent le poète durant ses 40 ans d’internement ponctuent sa prose, ses poèmes et chansons. La voix forte du poète Louis Dantin, ami et premier critique de Nelligan sert de fil d’Ariane de cette soirée, dont ont doit la recherche et la documentation à André Marquis, professeur titulaire à l’Université de Sherbrooke.


Les billets pour les lectures-spectacles et les cafés littéraires sont en vente au (450) 297-2265 ou 1-888-297-3449.

Renseignements complémentaires et horaire complet des activités disponibles sur le site Web des Correspondances au
LES CORRESPONDANCES.



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