Le roman porte sur la mémoire, le deuil, la difficulté d’accéder à la vérité et surtout sur la relation père-fille.
La narratrice y trace le portrait de son père, Napoléon Haskell, un homme à la fois taciturne et capable de tendresse, un fan de Bogart et un passionné de poésie et de mots croisés.
Il est hanté par un événement qui a eu lieu pendant la guerre du Vietnam à laquelle il a participé : une femme a été abattue par des soldats américains et, à cette occasion, son ami Owen est mort dans des circonstances nébuleuses.
Un historien, Parada, cherche à faire la lumière sur cette affaire qui, à l’époque, avait fait l’objet d’un procès au cours duquel les témoignages s’étaient contredits.
Malade, confus, Napoléon ne peut cependant pas l’aider, et le roman s’achève sans que le mystère soit éclairci.
Il se termine sur la transcription du témoignage de Napoléon à ce procès.
Prix littéraire : Lauréat du Prix Giller - Banque Scotia 2010
L'AUTEUR : JOHANNA SKIBSRUD
Née en Nouvelle-Écosse, Johanna Skibsrud vit à Montréal. Elle détient une maîtrise ès arts de l’université Concordia. Elle a publié deux recueils de poésie, Late Nights With Wild Cowboys (Gaspereau Press, 2008), qui a été finaliste au prix Gerald Lampert, et I Do Not Think that I Could Love a Human Being (Gaspereau Press, 2010). Les sentimentalistes est son premier roman. Il a été publié en mai 2011, aux États-Unis, par W. W. Norton & Company.