|
|
 |
|
 |
 |
|
 |
| La Maison du Néguev. Prix Yambo-Ouologuem 2010 |
 |
| |
Mercredi le 11 août, 2010 |
Une histoire palestinienne
Suzanne El Farrah El Kenz relate dans ce récit émouvant, mené dans une langue alerte et sobre, l'histoire de son exil et, notamment, le retour avec son fils vers une certaine maison du Néguev située aux proches limites de Ghazza.
C'est la maison natale de sa mère défunte à laquelle sont attachés tant de souvenirs rendus douloureux par la spoliation.
Écrit comme un journal, à la première personne du singulier, La Maison du Néguev offre le regard d'une femme qui sait croquer la grande histoire en deux mots et trois images, sans dramatisation ni pathos, sur le ton de la confidence tranquille ou apaisée, avec autant de gravité et de pertinence que d'humour.
(L'auteure, qui est aussi professeur de langue arabe et qui a vécu les trois premières années de sa vie à « Ghazza », choisit d'écrire « Ghazza » avec un « h » et deux « z », parce que cette transcription graphique est plus fidèle à l'arabe sur le plan phonétique. Le lieu est aussi un nom.)
« Après Darwish, il est difficile à tous de parler de cette terre blessée et de l'exil forcé de ses habitants. Suzanne en parle avec une intelligence aiguisée, une sensibilité retenue, une émotion communicative. Certains passages coupent le souffle par leur poésie. Le ton est juste, toujours juste. Suzanne ne gémit ni ne se plaint. Elle n'est pas dans la jérémiade mais dans une histoire, la sienne. À aucun moment elle ne nous parle de politique, jamais, mais la société est là, vivante, sous les petites anecdotes du voyage, sur les invitations, sur les amitiés ou les inimitiés, etc. Nous sortons de La Maison du Néguev avec le sentiment que nous en savons un peu plus sur les hommes et les femmes de cette terre palestinienne.»
- Mohamed Bouhamidi, allAfrica.com
L'AUTEURE :
SUZANNE EL FARRAH EL KENZ vit à Nantes où elle est professeur de langue arabe dans un lycée. Née en 1958 à Ghazza, dix ans après la Nakba, elle a vécu dans plusieurs pays : l'Égypte, l'Arabie saoudite, l'Algérie, la Tunisie et la France.
Le Grand Prix Yambo-Ouologuem lui a été décerné en février 2010 pour son roman La Maison du Néguev.
Ce prestigieux prix littéraire, qui porte le nom de l'écrivain malien Yambo Ouologuem, lauréat du prix Renaudot en 1968, récompense une œuvre écrite en français d'un auteur du continent africain.
LA MAISON DU NÉGUEV
Une histoire palestinienne
Suzanne EL FARRAH EL KENZ
LES ÉDITIONS DE LA PLEINE LUNE
Collection « PLUME »
2010 - 144 pages - 20,95$
Découvrez tous les titres publiés chez cet éditeur :
LES ÉDITIONS DE LA PLEINE LUNE
Bleu d'orage
La femme du stalinien
Les mémoires du Docteur Wilkinson
Ô combien de marins, combien de capitaines
La Maison du Néguev
|
Vous pouvez lire les chroniques prédécentes de cette catégorie en cliquant sur ARCHIVES.
Pour consulter les autres chroniques livres, cliquez sur : http://planete.qc.ca/culture
Pour consulter la chronique DE TOUT DE RIEN, cliquez sur : "/loulou/detoutetderien/index.html"
|
|
|
|
|
|
Recherche dans
Louise Turgeon Chronique auteur étranger Littérature, essai et document
|
|
|
|
|
|
|
 |
|