Lundi le 23 janvier, 2006 |
Au bout du lac montait l’appel morose des bernaches. Le vent dormait.
Pour être agréable à Mérimie, Adèle s’était glissée dans l’eau et nageait résolument.
Puis, se rendant compte qu’elle avait dépassé son cap habituel, elle avait été envahie par un sentiment d’indifférence à la possibilité de manquer de force pour revenir à son point de départ.
On dit que la mort par noyade est douce. Je n’aurais qu’à me laisser couler...
L’eau étale, du même gris que le ciel, rejoignait celui-ci à l’horizon, s’en distinguant à peine.
Les bernaches avaient cessé de s’interpeller.
La nature semblait attendre la décision d’Adèle.
En se remémorant les passages les plus importants de sa vie, chaque personnage du roman, de l’arrière-grand-maman Annonciade au petit Guillaume, nous entraîne au cœur d’un monde où le silence est à double tranchant.
L'AUTEURE :
Née à Québec, JACQUELINE VECQUEMANS a grandi à Ottawa. Traductrice et réviseuse au ministère fédéral du Travail, interprète à l’occasion, mère de famille, elle a dû longtemps mettrer en veilleuse son désir d’écrire.
Son recueil de vers, Malepeine, a paru en 1994 aux Éditions du Vermillon.
Son roman, Deux lèvres pour se taire, baigne dans l’atmosphère étouffante que d’aucuns, censeurs de notre époque, qualifient de «bon vieux temps».
DEUX LÈVRES POUR SE TAIRE
Jacqueline Vecquemans
LES ÉDITIONS DU VERMILLON
Collection Romans
2005 - 288 pages - 22,00$
LES ÉDITIONS DU VERMILLON
|
Vous pouvez lire les chroniques prédécentes de cette catégorie en cliquant sur ARCHIVES.
Pour consulter les autres chroniques livres, cliquez sur : http://planete.qc.ca/culture
Pour consulter la chronique DE TOUT DE RIEN, cliquez sur : "/loulou/detoutetderien/index.html"
|
|