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| Dry Lips devrait déménager à Kapuskasing |
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Vendredi le 09 avril, 2010 |
Pièce tragicomique de Tomson Highway
Dans la réserve amérindienne fictive de Wasaychigan Hill, les femmes dépassent les bornes : elles forment une ligue de hockey !
Les hommes de la réserve n’arrivent pas à digérer pareille impudence.
Cette prémisse banale est le prétexte d’une exploration percutante de l’identité autochtone contemporaine, mais aussi d’un tourbillon de prouesses théâtrales.
Un humour insolite colore des propos rageurs et l’agression abjecte y revêt un symbolisme profondément troublant.
Dans la culture autochtone, le dramaturge puise des rythmes de la parole et des échos de mythes anciens, mais aussi des thèmes contemporains troublants : misogynie, alcoolisme, dégradation…
Étonnamment, la pièce opère la symbiose salutaire du cauchemar du désespoir avec le rêve de l’espérance.
Un moment fort du théâtre canadien
À sa création en 1989 à Toronto, cette pièce marque le théâtre canadien.
Son succès inouï dépasse même le succès fulgurant de la pièce The Rez Sisters créée trois ans plus tôt et établit définitivement la reconnaissance de la dramaturgie des autochtones du Canada.
Depuis, on s’ouvre aux démarches fascinantes de la manière amérindienne au théâtre partout au pays et pas juste en milieu
autochtone.
En 1989, Dry Lips Oughta Move to Kapuskasing remporte deux grands prix prestigieux, les prix Dora Mavor Moore et Floyd S. Chalmers, en plus d’être finaliste pour le prix du Gouverneur général.
Puis en 1991, trois grands théâtres canadiens – le Centre national des arts, le Manitoba Theatre Centre et le Royal
Alexandra Theatre – s’unissent pour produire la relance de la pièce en y investissant des ressources imposantes.
Elle est toujours étudiée aujourd’hui dans les universités.
Tomson Highway suscite l’intérêt du grand public et des spécialistes du théâtre comme nul autre dramaturge autochtone avant lui.
Jean Marc Dalpé assure la traduction de la version française de cette pièce célèbre qui a marqué l’histoire du théâtre canadien, tandis qu’Éric Robitaille, animateur à Radio-Canada, signe une « préfarce » éclairante dans laquelle il explore l’humour autochtone.
L'AUTEUR :
TOMSON HIGHWAY s’inscrit parmi « les cent personnages les plus importants de l’histoire du Canada » selon le magazine Macleans.
Dramaturge, romancier et musicien, cet artiste multilingue a aussi enseigné, oeuvré comme travailleur social et voyagé de par le monde.
Né sous la tente en forêt dans l’extrême nord du Manitoba, il a subi les abus qui font aujourd’hui la honte des écoles résidentielles.
Mais dans son art, il a trouvé les ressources qui lui ont permis de transcender son destin et d’ouvrir une voie d’avenir à ses semblables. Lauréat de prix littéraires, membre de l’Ordre du Canada et détenteur de plusieurs doctorats honorifiques, Tomson Highway est une figure de référence et une voix de l’espérance.
DRY LIPS DEVRAIT DÉMÉNAGER À KAPUSKASING
Tomson Highway
traduction de Jean Marc Dalpé
LES ÉDITIONS PRISE DE PAROLE
Théâtre
2009 - 197 pages • 18,95 $
Découvrez tous les titres publiés chez cet éditeur :
LES ÉDITIONS PRISE DE PAROLE
Titres chez cet éditeur présentés chez Planète Québec en 2009 dans la catégorie « Auteur québécois : Poésie, Essais, biographie, documents, théâtre »
Roger Roger
Iphigénie en trichromie suivi de La colère d'Achille
Le filet. Une tragédie maritime
Solstices
Dry Lips devrait déménager à Kapuskasing
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