Une année de splendeur dans la simplicité Sarah Ban Breathnach; traduit de l’anglais par Françoise Forest et Geneviève Boulanger Éditions du Roseau, 2004, 560 p., 34,95 $ (25 €)
L’auteure partage ici avec nous « l’ultime secret de la transformation des heures de plomb en jours d’or. » (p. 15) « Se déroulant comme une randonnée à travers l’année, l’Éloge de l’ordinaire célèbre la spiritualité des sens. » (p. 17) Notre périple avait débuté en novembre.
Nous voici en février, ce « mois le plus court de l’année [qui] semble parfois le plus long. » (p. 57) À cause de la date fatidique du 14, c’est aussi le mois de l’amour. Mais de quel amour? « "Et si c’était la vie qui était votre prétendant?", demande la romancière Willa Cather. » (p. 60)
Ce mois-ci, l’auteure nous recommande donc de nous dorloter, c’est-à-dire d’emprunter cette « voie spirituelle vers l’harmonie et la sérénité. » (p. 69) Elle aborde avec une grâce légère l’art du « flirt »… serait-ce avec un bébé ou un vieux couple! Du flirt, elle glisse agréablement aux odeurs et aux parfums…
Si vous êtes seule le 14 février, au lieu de déprimer, pourquoi ne pas vous aimer tout particulièrement? L’auteure suggère un souper fin aux chandelles couronné d’un dessert… cochon : une mousse pour joyeuses célibataires (recette à l’avenant!)
Parmi les rituels aphrodisiaques, elle fait évidemment la part belle au chocolat. Enfin, pour faire définitivement taire nos craintes quant à une antinomie parfaitement inexistante entre spiritualité et sensualité, elle cite un délicieux et très sensuel passage du Cantique des Cantiques…