Une année de splendeur dans la simplicité Sarah Ban Breathnach; traduit de l’anglais par Françoise Forest et Geneviève Boulanger Éditions du Roseau, 2004, 560 p., 34,95 $ (25 €)
L’auteure partage ici avec nous « l’ultime secret de la transformation des heures de plomb en jours d’or. » (p. 15) « Se déroulant comme une randonnée à travers l’année, l’Éloge de l’ordinaire célèbre la spiritualité des sens. » (p. 17) Notre périple avait débuté en novembre.
(…) « En voulant précipiter l’arrivée de l’amour ou d’une saison, nous passons à côté des subtiles nuances de la vie. Mars marque un passage. » (p. 101) L’auteure nous suggère donc d’agréables passe-temps pour dissiper l’ennui, des plaisirs improvisés pour journées maussades et des passions extravagantes pour âmes très patientes…
Elle offre également une foule de folles idées pour tromper l’attente, dont celle-ci, que je trouve tout à fait amusante… et folle à mon goût : fabriquer des origamis et les offrir aux gens qui attendent à vos côtés! « Le secret, c’est probablement de savoir poireauter avec allure. » (p. 109)
Elle nous fait redécouvrir les multiples charmes de la pluie et donne des suggestions pour bien garnir notre armoire des jours de pluie… Elle s’attarde ensuite longuement à l’importance et au plaisir de respirer et, cela tombe sous le sens — du moins de l’un d’entre eux —, aux odeurs… Il y a là bien des trucs à retenir!
Et puis, comme le printemps marque l’équinoxe, parfait équilibre entre lumière et obscurité, elle nous propose de méditer sur les notions d’équilibre et de rythme.
Elle partage encore quelques recettes, mais aussi des petites choses toutes simples, par exemple les rôties à la cannelle : « Beurrez le pain, saupoudrez de sucre et de cannelle et faites griller au four pendant quelques minutes, jusqu’à ce que le pain soit doré. » (p. 138) Mmmmm, comme dirait mon petit-fils!
Qui dit printemps dit ménage. Sarah suggère cette fois de nous débarrasser joyeusement non seulement des vêtements qui ne nous font plus, mais également de ceux auxquels nous rattachent de vilains souvenirs. Et pourquoi pas en faisant boutique dans le salon et en y conviant nos amies? Une bien amusante façon… de célébrer le printemps!