Christiane Singer
Albin Michel, 2007, 140 p., 21,95 $
Avec humilité, Christiane Singer constate et nous confie son désarroi devant la mort annoncée, malgré sa longue pratique bouddhiste. « Une maladie est en moi. C’est un fait. Mon travail va être de ne pas être, moi, dans la maladie. » (P. 16)
Elle raconte avec sincérité et poésie son chemin vivant vers une mort vivante. Car comme on chemine, on arrive : « Notre devoir le plus impérieux est peut-être de ne jamais lâcher le fil de la Merveille. Grâce à lui, je sortirai vivante du plus sombre des labyrinthes. » (P. 22)
Elle révèle la profondeur de la conscience et l’intelligence de la Vie. On voudrait citer chaque phrase, tant il y a de vérités bien dites ici! Elle a des rêves, aussi, qui en disent aussi long que ses réflexions. Et pourtant, quelle souffrance, quel calvaire! Elle vit, bien sûr, des alternances de désespoir et de grandeur. « Sors de ta fierté, c’est le dernier obstacle! » (P. 68-69)
Et encore : « Je ne suis qu’une VIVANTE qui voyage entre les mondes. » (P. 73) Et puis de l’humour – et même – des éclats de rire! Elle prend le temps de raconter des histoires bouleversantes, dont celle d’Akiba et du mariage de sa fille… Et puis, elle vit des réconciliations ultimes qui font comprendre la nécessité de vivre jusqu’au bout.
1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément
Pour consulter les critiques d'autres livres, appuyer sur l'icône des archives
|