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Le Zahir**


Samedi le 17 décembre, 2005

Paulo Coelho; traduit du portugais (Brésil) par Françoise Marchand-Sauvagnargues
Flammarion, 2005, 363 p., 26,25 $ (17,50 €)

Le « zahir », c’est la sainteté… ou la folie. C’est l’obsession du personnage principal de ce roman, dont la femme disparaît. Comme il est, à l’image de son créateur, un écrivain célèbre, cela permet à Paulo Coelho de parler d’abondance des affres de l’écriture : (…) « je comprends ce que j’ai écrit quand je vois que d’autres le comprennent aussi, jamais avant. » (p. 87) Ah! Bon! On sent d’ailleurs beaucoup d’éléments autobiographiques à travers ce récit.

Constat d’échec d’un homme qui semble avoir réussi… mais a tout perdu en perdant sa femme, par la faute de son égocentrisme. Belle occasion pour prendre conscience que, pour la première fois de sa vie, il aime quelqu’un plus que lui-même! Ce qui ne l’empêchera pas de rester lâchement avec une femme en attendant de retrouver l’autre, juste pour ne pas être seul! Car ici, « n’importe quoi vaut mieux que d’être seul »! Ah! Bon! Moi je crois plutôt qu'il vaut mieux être bien seul que mal à deux! Le personnage féminin doit être d'accord, puisque c'est elle qui lance le cri d’alarme : « Je ne veux pas que nous vivions sans conscience! »

Paulo Coelho revient, encore et encore, avec ce sujet de la peur de la monotonie du couple qui dure… Il m’a fallu un gros effort pour me rendre jusqu’au bout de ma lecture, tant on trouve ici de lieux communs « spirituels ». De plus, l’écriture – du moins la traduction – est linéaire et plate; et la révision en a laissé échapper toute une : (…) « c’est justement la raison pour laquelle que (sic) je suis là. » (p. 117) – et même quelques autres…

Voilà un personnage qui s’ennuie; et qui parvient malheureusement à nous faire partager son ennui. Car l’ennui – même philosophique – reste ennuyeux! La dernière partie du livre renoue un tant soit peu avec le charme et la magie des romans précédents de l’auteur.

Le Zahir
L’auteur

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