François Blais
L’instant même, 2006, 204 p., 24,95 $
« Certaines idées, bien qu’excellentes dans leurs énoncés, échouent de façon spectaculaire au test de la réalité. » (P. 9) C’est le cas, entre autres, du concept de couple. Ce que l’auteur nous démontre ici par le biais de l’histoire d’Iphigénie et d’Eurostrate. (Tous les autres personnages sont également affublés de prénoms aussi cocasses.)
On est tout de suite séduit par la bonhomie intelligente du propos, l’écriture déliée, et cette manière de s’adresser directement à nous au tutoiement singulier. C’est drôle, c’est déluré, c’est jeune, c’est frais – pour tout dire, le style est brillant.
Narration, journal intime (celui d’Iphigénie), échange de courriels font la trame du récit. Si certains détours s’avèrent un peu longs, quelques « brillantes » réflexions déboulent de cette correspondance, entre autres sur l’écriture, l’université, les rats de laboratoire, les ouvrages ésotériques…
Enfin, l’auteur a beau nous prévenir dès le début que cette histoire-ci – comme toutes les autres – finit mal, cela n’empêche nullement un sentiment de tristesse de venir, à la fin, nous barbouiller le cœur… Oui, brillant!
Chronique de Loulou
1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément
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