Yvon Dallaire
Jouvence Éditions, 2008, coll. « Pratiques », 10,5 x 17,5 cm, 96 p., 8,95 $ (4,90 €)
À retenir dès le départ : « Les ruptures sont nécessairement des moments de souffrance, mais elles sont aussi des moments privilégiés de croissance » (p. 9).
L’auteur aborde les différents aspects suivants d’une peine d’amour : les moments critiques plus propices aux séparations; les étapes du deuil consécutif à la séparation; les relations toxiques auxquelles il faut mettre fin; les réactions émotives de la personne amorçant la rupture et de celle qui la subit; les trois dimensions impliquées dans une rupture; et, finalement, les stratégies à utiliser pour se sortir plus rapidement d’une peine d’amour.
Les étapes d’une rupture amoureuse sont les mêmes que celles de n’importe quel autre deuil. Sauf que la personne qui annonce la séparation les vit avant celle-ci, alors que la personne abandonnée les amorce au moment de l’annonce.
Pour émerger d’une peine d’amour, il faut renoncer à quelques illusions; entre autres, que l’autre est le « seul et unique » partenaire possible!
Parmi les stratégies de survie, l’auteur propose : se rappeler plutôt les mauvais que les bons moments passés ensemble; s’adonner à de nouvelles activités; trouver un nouvel amour – de préférence plus compatible que le précédent :o) Comment s’y prendre? Être heureux, même seul, répond le psychologue. Sans compter que pratiquer des activités qu’on aime risque fort de nous faire rencontrer des gens avec qui l’on a au moins ça en commun! L’auteur suggère également une douzaine d’aphorismes et quelques visualisations.
On peut aussi recevoir de l’aide de l’entourage (parents et amis), mais certainement pas de la personne ayant rompu – c’est un principe de base. En fait, comme on arrache un sparadrap, la meilleure chose à faire, pour la personne ayant annoncé la rupture, c’est de disparaître totalement de la vie de son partenaire ou, à tout le moins, de minimiser la fréquence et la longueur des contacts.
L’auteur édicte ensuite huit règles pour que l’aide des parents et amis soit le plus efficace possible. Quant à l’aide thérapeutique, elle peut prendre trois formes : médicale (une béquille parfois nécessaire), psychologique, spirituelle (en dehors de tout système religieux).
Et de conclure : (…) « à moins de vous ouvrir les veines ou de vous tirer une balle dans la tête, vous survivrez. (…] On ne meurt pas d’une peine d’amour. » (P. 90) Ce dont plusieurs autour de vous et sans doute vous-même pouvez témoigner!
Yvon Dallaire cultive une approche saine et éclairée de l’amour; chacun de ses livres sur le sujet – aussi mince soit-il – remet les pendules à l’heure de la réalité — et c’est encore le cas de celui-ci. Malheureusement, la révision est assez bâclée.
Chronique de Loulou
1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément
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