Cinq auteurs participent à ce recueil de nouvelles noires ayant Montréal pour cadre. Chaque récit est précédé d’une brève biographie.
François Barcelo est toujours aussi surprenant avec les histoires qu’il tire de son imaginaire débridé. Et il manie avec une belle dextérité son humour… morbide :o) Son Blanc comme neige***** est superbement titré, dans ce Montréal noir…
J’ai carrément sauté le texte de Marie-Claire Blais, Xuan, une solitude, presque sans ponctuation, ce que j’ai en sainte horreur!
André Truand nous surprend, lui aussi, d’entrée de jeu avec La petite âme*****, celle d’une toute jeune fille assassinée qui se décide à quitter son cadavre flottant entre deux eaux pour nous raconter son histoire. Dans une écriture belle qui sait s’éclater à l’occasion : « Normal, tout ce que je m’attendais à, c’était vivre. » (p. 66) Et des expressions bien de chez nous comme « ou bedon » (p. 69). Et des réflexions à la fois drôles et sensées : (…) « c’est tout ce qui me reste, comme disent les gens qui n’ont plus qu’un vice – parce qu’ils l’aiment trop pour en avoir d’autres. » (p. 77) Il fait également preuve d’un réalisme de bon aloi : « J’imagine que tous les morts sont comme ça, au début : un rien amers de voir la terre tourner sans eux. » (p. 85) Et il nous offre une fin très… « interpellante »…
Chrystine Brouillet, avec Un petit service***1/2, nous raconte une bonne petite histoire policière; c’est d’ailleurs ce qui prime, ici : l’histoire.
Gilles Pellerin nous donne, avec Le chant des pierres**1/2, une nouvelle qui n’en finit plus de décrire… jusqu’à sa conclusion bien morbide.
1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément
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