Jeudi le 23 novembre, 2006 |
Chefs-d’oeuvre de la collection Oscar Ghez, Musée du Petit Palais de Genève
Musée national des beaux-arts du Québec, 2006, 180 p., 49,95 $
(Dario Treves (1907-1978), Portrait d’Oscar Ghez, 1947. Huile sur toile, 76 x 61,3 cm, 16400) Ce livre d’art, publié à l’occasion de l’exposition De Caillebotte à Picasso. Chefs –d’œuvre de la collection Oscar Ghez, est rédigé par Gilles Genty, commissaire de l’exposition et directeur du Musée du Petit Palais de Genève, et préfacé par John R. Porter, directeur du MNBAQ. Un texte de Claude Ghez, fils du collectionneur Oscar Ghez (1905-1998), résume la vie de son père.
Après avoir situé la collection d’Oscar Ghez face à l’histoire, Gilles Genty présente chacune des huit grandes découpes de l’exposition; une introduction de deux pages est suivie des œuvres, dont il commente quelques-unes.
L’impressionnisme
(Édouard Manet (1832-1883), Portrait de Berthe Morisot à la voilette, 1872. Huile sur toile, 61,5 x 47,5 cm, 14831) Les impressionnistes revendiquent la peinture de plein air. On cherche à traduire, avec le plus de véracité possible, les impressions reçues.
« Isolant le portrait de Berthe sur un fond rapidement brossé de tonalités sourdes, Manet confère un éclairage particulier au visage et aux mains du modèle, lui donnant ainsi une plus grande intensité psychologique. Le procédé du clair-obscur est sans doute à relier à l’intérêt de nombreux peintres contemporains pour la peinture hollandaise. » (p. 33)
Le néo-impressionnisme
(Théo Van Rysselberghe (1862-1926), Portrait de la violoniste Irma Sèthe, 1894. Huile sur toile, 197,5 x 114,5 cm, 12277) « On recourt maintenant à des touches non plus balayées mais déposées en petits points afin d’accroître la perception de la vibration chromatique des objets dans l’espace. » (p. 50)
Irma Sèthe est une violoniste de grand talent et la belle-sœur du peintre, qui a épousé Maria Sèthe. L’artiste se livre ici « à une démonstration virtuose de la division des tons selon la technique néo-impressionniste. » (p. 58)
De l’école de Pont-Aven aux nabis
(Henry Clemens Van de Velde(1863-1957), La Faneuse, 1891-1892. Huile sur toile, 75 x 95 cm, 11974) Autour de Gauguin, on renoue « avec les sources les plus primitives de l’art. [...] La leçon de Gauguin trouvera son prolongement dans le groupe des nabis (nabi signifie « prophète » en hébreu), groupe de jeunes artistes désireux de propager la bonne parole du maître de Pont-Aven. » (p. 66-67)
« Présentée en 1892 aux XX, La Faneuse répond à cette volonté d’unir les arts « mineurs » et « majeurs », puisqu’elle est à la fois peinture par sa technique et projet de tapisserie. » (p. 89)
Paris, au tournant du siècle
(Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923), Le 14 juillet 1895, 1895. Huile sur toile, 38 x 46 cm, 8800) Les postimpressionnistes « se plaisent à décrire Paris et son petit peuple dans des compositions où la critique sociale côtoie le regard attendri par l’anecdote. » (p. 90)
Ici, « si les protagonistes ont revêtu leurs habits de fête, les gestes, les poses et surtout les visages donnent à leur marche une dimension revendicatrice […] Cette dimension revendicatrice de notre tableau est parfaitement en accord avec les idées politiques de Steinlen, proche du monde des ouvriers et des nécessiteux. » (p. 102)
La suite demain…
L'exposition se poursuit au MNBAQ jusqu'au 7 janvier.
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