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| Prendre l’enfant par la main**** |
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Samedi le 23 mai, 2009 |
Jacob Azeroual
Éditions Alphée – Jean-Paul Bertrand, 2008, 206 p., 21,95 $ (18,90 €)
L’ouvrage comporte trois parties : la première aborde la compréhension de l’enfant d’une manière générale; la seconde est consacrée à la particularité des enfants de parents divorcés; la troisième traite de l’école.
I. Comprendre l’enfant. L’auteur définit ainsi la fonction de l’adulte : interdire, accompagner l’enfant progressivement dans sa conscience du bien et du mal, lui apprendre la notion de limite.
Les propos sont clairs, simples, accessibles et pleins de bon sens. Cette mise en garde, par exemple : comprendre ne signifie pas approuver! Ou cette recommandation : traiter tout de suite un petit problème, avant qu’il devienne gros et cause des dégâts irréparables. Sa position (médecin psychanalyste psychothérapeute) lui permet d’émailler ses propos d’exemples de cas précis, ce qui confère encore plus d’humanité à l’ouvrage. Son langage porte non à la culpabilisation, mais bien à la responsabilisation parentale.
Il reconnaît trois notions fondamentales à transmettre à l’enfant : l’amour (la bienveillance), le partage (le sens de la communauté) et la notion des règles (la discipline). Il fait remarquer la pertinence du mot désignant la « console » de jeux… qui permet aux parents de ne pas s’occuper des enfants! Enfin, il met en garde contre la banalisation de la consommation de cannabis.
II. Les enfants divorcés. Il établit un parallèle entre la violence actuelle des jeunes et l’absence du père, censé contenir l’enfant. Dans cette section, il aborde également le rôle du beau-père ou de la belle-mère, dans le cas de familles recomposées.
III. L’école et l’éducation… Il souligne ici l’importance d’inculquer à l’enfant le sens de la dignité, qui fait préférer un petit salaire par le travail à « une richesse volée ou obtenue de manière malsaine. » (P. 153)
Il établit clairement la distance entre un livre et un film : dans un cas, on est participant en imaginant personnages, lieux et scènes; dans l’autre, on n’est que spectateur passif.
Malheureusement, il préconise les punitions plutôt qu’une approche non violente (voir CNV). Il préconise également le travail à mi-temps (de la mère, évidemment!) pour être en mesure de consacrer plus de temps de meilleure qualité à l’éducation des enfants…
Voici, selon l’auteur, les qualités d’un bon enseignant : la passion, la neutralité, la patience, la cohésion avec lui-même, l’autorité, le plaisir, la capacité d’oser. Il donne ensuite quelques exemples d’originalité et de leçons intéressantes.
Dans l’ensemble, une réflexion critique intelligente!
1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément
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