Vana Verouti; traduit de l’anglais par Marianne Véron
Éditions Gutenberg, 2007, 484 p., 34,95 $
Pour la jeune auteure, il s’agit d’un premier roman, très inégal. À côté d’une écriture assez belle qui, peu pressée, décrit pourtant sans détour les états d’âme des personnages, certains dialogues sonnent faux, alors que d’autres sont empreints d’émotion; des passages maladroits en côtoient d'autres, très harmonieux.
Il y a Siméon, moine de 33 ans du mont Athos, qui se pose des questions pertinentes : « Comment un pécheur peut-il donner sa bénédiction à un autre pécheur? », par exemple (p. 27). Keith, la trentaine, Anglais vivant aux Indes; orphelin de mère bénie, en rupture de père honni. Laura, son amante et amie, orpheline de mère dès la naissance, bénie d’un père aimant. Enfin Ashley, l’amie de Laura imperméable à toute forme d’intériorisation. C’est pourtant par le biais de ce dernier personnage que nous recevons les « enseignements », qui lui sont prodigués d’abord par ses amis, puis par un maître. Ces derniers sont nettement plus intéressants, car ils quittent l’ennuyeux terrain du prêchi-prêcha pour nous faire entrer dans la possible et souhaitable transformation de l’être.
On n’évite pas la dichotomie un peu simpliste entre monde matériel et monde spirituel, mais on rencontre aussi une très belle description de mort acceptée et lumineuse. Par ailleurs, l’auteure fait d’intéressants parallèles entre hindouisme, chrétienté et religion musulmane. Quand on pratique déjà certains exercices de méditation, le livre a tout de même un bon effet de rappel…
1/2
1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément
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