Windy Dryden
Leduc.S Éditions, 2007, coll. Guides pratiques, 13 x 19,3 cm, 120 p., (8,90 €)
Le livre est construit sur le mode questions réponses. Les exemples s’inspirent du cas de certains patients de l’auteur, psychothérapeute, qui n’hésite d’ailleurs pas à évoquer, à l’occasion, son propre cas. Les questions abordées dans chaque chapitre sont présentées au début de chacun.
La culpabilité est un sentiment négatif et perturbant, qui survient en présence de l’une ou l’autre de trois conditions : culpabilité ponctuelle (qui concerne (1) un acte ou son absence ou (2) ses effets néfastes) et culpabilité existentielle (qui relève d’une attitude intransigeante).
L’auteur suggère plus de souplesse vis-à-vis de nos écarts de conduite, ce qui conduit non à la culpabilité, mais au repentir constructif : « En bref, la culpabilité vous empêche de comprendre vos erreurs et d’en tirer un enseignement, tandis que le repentir constructif vous aide à réfléchir avec objectivité à l’attitude à adopter dorénavant dans les mêmes circonstances. » (P. 40)
Quant à l’intérêt personnel éclairé, il consiste à s’accorder autant d’importance qu’aux autres (après tout, ne sommes-nous pas tous les « enfants de Dieu »?), ce qui n’a rien à voir avec l’égoïsme : « Les personnes qui pratiquent l’intérêt personnel éclairé se soucient des autres, et n’hésitent pas à faire leur maximum pour les aider. Elles choisissent alors de placer le bien d’autrui avant le leur, à condition que leurs intérêts respectifs ne soient pas en contradiction flagrante. » (P. 68)
Une erreur à éviter : juger d’actes passés selon nos normes et valeurs actuelles – après tout, il ne faut pas l’oublier : on change! Et non, le pardon des autres n’est pas nécessaire pour qu’on puisse se pardonner à soi-même!
Les principaux effets de la culpabilité sont la peur, la dépression et le sentiment de solitude – rien de bien constructif! Sacrifice et dépendance en sont deux autres corollaires. L’auteur livre plusieurs conseils réalistes et éclairés pour les éviter. Il nous fait découvrir cet autre point capital : (…) « ce ne sont pas les autres qui nous font sentir coupables, mais nous seuls! » (P. 39) Et j’ai bien aimé son avis sur l’inefficacité de la confession sur la culpabilité.
Le dernier chapitre se consacre aux étapes qui permettent de s’en libérer. Un livre tout à fait… déculpabilisant, pour les grandes – et toutes les petites occasions!
Chronique de Loulou
1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément
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