Claudine Paquet
Guy Saint-Jean Éditeur, 2009, 15 x 23 cm, couverture souple, 134 p., 19,95 $
Tout de suite, l’écriture m’a plu. Elle coule, fait parfois des arabesques, mais pas trop; et surtout, elle porte une réflexion belle, vraie, profonde sans ostentation, simple, somme toute. Et puis, quel plaisir de retrouver ici l’usage des épigraphes, qui me rappellent un travail universitaire pour lequel j’avais obtenu un A+ :o) Chaque nouvelle s’ouvre ainsi sur une citation… Elles sont regroupées sous trois thèmes : Rester ou partir?, Le passé crépite encore, Lorsque l’art sort de ses parenthèses.
Après une première nouvelle plutôt sage, quelques surprises nous attendent au détour… Les sujets touchent souvent à la réalité : l’éphémère de la vie, la jeunesse détruite par la drogue… Les narrateurs, toujours au « je », sont tour à tour un mari, une voyageuse, une mère, un amant…
Les nouvelles sont très brèves, quelques pages à peine chacune. Trop rapides, peut-être, pour avoir le temps de nous toucher vraiment. Comme il y a toujours une exception pour confirmer la règle, Au Bal du Lézard est chargée de belle émotion! Certaines sont empreintes d’amertume, il y a aussi des cris d’espoir désespéré…
Injustice est un beau morceau de vrai gros chagrin. Quand la mémoire oublie raconte avec légèreté une bien grave décision. La légèreté d’une morte reste ma préférée, pour la truculence de sa vérité crachée.
1/2
1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément
Pour consulter les critiques d'autres livres, appuyer sur l'icône des archives
|