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Les 10 plus gros mensonges sur
les médicaments*****
 

Vendredi le 30 novembre, 2007

Sylvie Simon
Dangles Éditions, 2007, coll. Les 10 plus gros mensonges sur…, 192 p., 29,95 $ (16 €)

Dès l’avant-propos, nous apprenons que « les médicaments causeraient au moins 18 000 décès en France chaque année, c’est-à-dire deux fois plus que les accidents de la route, sans compter les 150 000 hospitalisations dues à leur effet iatrogène.  » (P. 13) Au Royaume-Uni, 10 000 décès annuels sont dus aux médicaments; aux États-Unis, 100 000.

Mensonge no 1. Les laboratoires ont un souci permanent de la sécurité des patients. Vous avez vu le film La Constance du jardinier? « Les laboratoires Pfizer […] ont violé les lois internationales en testant des produits non agréés sur des enfants hospitalisés.  » (P. 29) Ça se passait au Niger. Détails à l’appui… « On a versé 600 millions de livres à Francesco de Lorenzo, ministre italien de la Santé, pour rendre la vaccination contre l’hépatite B obligatoire dans ce pays.  » (P. 34) (Je vous ferai part bientôt d’un autre livre de la même collection, Les 10 plus gros mensonges sur les vaccins…) Et combien d’autres scandales à faire dresser les cheveux sur la tête sont révélés ici!

Mensonge no 2. Le risque de complication cardiovasculaire reste faible pour les drogues anti-inflammatoires comme le Vioxx® ou le Celebrex®. Un historique de ce médicament, maintenant retiré du marché, en dit long sur la capacité de mentir… quand de gros intérêts sont en jeu – et il ne s’agit pas de ceux des consommateurs! « Quant à la simple aspirine, “qui ne présente aucun danger”, elle est avec l’Ibuprofène® responsable de 107 000 hospitalisations et 16 500 morts pour la seule année 1997, aux États-Unis.  » (P. 77)

Mensonge no 3. Nous sommes les plus prudents en matière de santé publique (voir l’affaire du Distilbène®). Ce troisième mensonge s’adresse plus précisément aux Français, mais pourrait être repris par n’importe quel pays. Où l’on voit que « Malgré sa toxicité [reconnue!], le Distilbène® a […] continué sa carrière comme “pilule du lendemain”. » (P. 82)

Mensonge no 4. Le Prozac® est le plus sûr des antidépresseurs, même pour les enfants. C’est la « pillule (sic) du bonheur ». […] « le Dr Kris Zakrzewski, psychiatre expert en dépression, […] pense que les médecins sont trop occupés pour s’inquiéter des causes de la détresse de leurs patients et trouvent que ces drogues licites représentent une solution pratique.  » (P. 86) Pourtant, on attribue au Prozac® : 28 623 cas d’effets collatéraux et 1 885 suicides (ou tentatives de suicide)! Sans compter les pulsions meurtrières qui nous ont valu quelques carnages scolaires et familiaux…

Mensonge no 5. Aucune donnée ne remet en cause la sécurité d’emploi du Viagra. « Aux États-Unis, après huit mois de prescription, on comptait des centaines de rapports d’effets secondaires graves.  » (P. 99)

Mensonge no 6. Après la ménopause un traitement hormonal est nécessaire et sans danger. En fait, ce traitement est cancérigène. « Les oestrogènes ne sont efficaces que dans le traitement des bouffées de chaleur et des transpirations nocturnes, mais à quel prix!  » (P. 113) Dont, entre autres, l’augmentation des risques d’Alzheimer et autres types de démence!

Mensonge no 7. Le Roaccutane®, utilisé depuis plus de vingt ans, est bien toléré. Bien que ce médicament induise des malformations graves chez les fœtus des femmes enceintes (entre autres multiples effets graves, dont le suicide de plusieurs adolescents), il n’a pas été retiré du marché. La notice d’emploi « précise que “le risque de surdosage est quasi inexistant [et, un peu plus loin] si les doses prises sont supérieures à celles prescrites, il faut contacter immédiatement le centre antipoison le plus proche” » (P. 124) Comme contradiction, on ne peut guère faire mieux!

Mensonge no 8. La Ritaline® est un médicament indispensable dans le traitement des troubles de comportement chez l’enfant. Cette drogue légale, en plus de ses effets secondaires très dangereux, génère une accoutumance, forme de toxicomanie infantile. On l’appelle la « pilule d’obéissance », car de fait, elle sert davantage les intérêts des parents et des enseignants fatigués que celui de l’enfant. Ce succédané à l’éducation a, en 2003, fait doubler le nombre de suicides! Pourtant, le nombre de prescriptions et de consommateurs sans prescription ne cesse d’augmenter, et ce, malgré que même le mode d’emploi de Novartis précise : « La Ritaline® est un stimulant du système nerveux central. On ne connaît pas exactement son action sur l’homme […]. Il n’existe aucune preuve spécifique qui établisse clairement le mécanisme par lequel la Ritaline® produit son effet sur le système nerveux central de l’enfant. » (P. 130) Quand on voit quelles lois certains états des États-Unis passent actuellement concernant la santé mentale des enfants, on se dit que la science-fiction des Huxley (Le Meilleur des mondes) et Orwell (1984) est en train de nous rattraper.

Mensonge no 9. Les antibiotiques sont incontournables, malgré les mises en garde du gouvernement. Ils sont sans danger. En 2003, Le Dr Richard Besser, du CDC, évoquait plusieurs dizaines de millions d’antibiotiques prescrits inutilement, alors que seule la maladie d’origine bactérienne en commande l’emploi. C’est sans parler de ceux que nous ingurgitons par le biais de la consommation d’animaux ni des effets secondaires graves! Les microbes « ne deviennent pathogènes que si l’équilibre physiologique est perturbé et le système immunitaire affaibli. C’est pourquoi il est beaucoup plus sensé de rétablir l’équilibre du corps que de tuer les microbes.  » (P. 144) Mais il est évidemment plus difficile de se prendre en charge que d’avaler une pilule!

Mensonge no 10. L’aspartame n’est finalement pas dangereux. […] « pratiquement toutes les études qui affirment l’innocuité de l’aspartame ont été financées par l’industrie.  » (P. 150) Bien que cette substance ne soit pas à proprement parler un médicament, elle se retrouve dans nombre d’entre eux. Et, surtout, dans un très grand nombre de produits alimentaires, y compris la gomme dont on gave les jeunes enfants en croyant préserver leurs dents! Et pourtant, la liste de ses crimes est particulièrement longue : « Il peut détruire le système immunitaire, déclencher des tumeurs mammaires, testiculaires, pancréatiques ou thyroïdiennes, modifier la chimie du cerveau, engendrer des migraines, pertes de mémoire, stérilité, provoquer l’obésité, des malformations, scléroser les liquides synoviaux en entraînant de terribles douleurs des articulations.  » (P. 163) C’est, en fait, un véritable poison. En attendant que les lois changent sous la pression des actions actuellement entreprises, « lorsque vous voyez sur une étiquette Sugar Free ou Sans sucre, évitez d’acheter le produit et vous éviterez bien des ennuis. À moins que ce produit ne contienne véritablement aucun produit sucrant, ou ne soit issu de l’agriculture biologique.  » (P. 171)

Ce livre révèle des scandales dont il faut absolument s’informer si on veut rester vivant… et en santé! On peut consulter dans Internet plusieurs des rapports auxquels l’auteure se réfère et pour lesquels elle fournit les adresses Web.

Chronique de Loulou



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