C’est dans le prologue, qui n’a que peu de rapport avec l’histoire, qu’on trouve la plus belle écriture, simple et — surtout — évocatrice. Le livre se compose en majorité de dialogues, ce qui donne vie au récit, dont le suspens est par ailleurs bien amené et maintenu presque jusqu’à la fin. Chacun des six chapitres porte le nom d’un personnage, par qui l’enquête avance…
L’histoire se développe lentement, comme on prépare un plat longuement mijoté, ajoutant ici et là quelque épice exotique qui en fera tout le charme et le mystère. L’art littéraire rejoint ici l’art culinaire, dans l’obsession de plus en plus maladive du personnage principal.
Le roman relate en effet la destinée peu commune ayant mené un homme à l’itinérance, alors qu’un tout autre destin semblait l’attendre. Pourquoi ce grand cuisinier a-t-il un jour éteint tous se fours? C’est ce que tentent de savoir Julie et ses amis, dans un suspens à la fois artistique et gastronomique.
Malheureusement, la finale déçoit un tout petit peu les attentes. On décèle également une nette difficulté avec l’accord du participe passé conjugué avec l’auxiliaire avoir!