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L’ultime secret (roman)****


Jeudi le 05 juin, 2003

Bernard Werber
Éditions Albin Michel, 2001, 410 p.

L’auteur de la fascinante trilogie des Fourmis nous convie à un voyage d’Ulysse mais, cette fois, à travers le labyrinthe du cerveau humain. Dès lors, faut-il s’étonner que la jeune femme qui aide notre héroïne à s’échapper se prénomme… Ariane?

Bien des réactions émotionnelles de nos héros sont d’abord décrites par le biais de leur cheminement à travers leur cerveau. Comme Werber raconte bien, ces données scientifiques n’alourdissent jamais le propos; au contraire, elles l’enrichissent… tout en nous faisant sourire.

Il est beaucoup question de « motivation », dans ce roman. On en comptera jusqu’à 13… jusqu’à l’ultime secret! Au passage, l’auteur égratigne à plaisir celles des journaux, si souvent peu recevables… Et puis, pour une motivation avouée, combien sont cachées? Et parfois inconnues même de celui qui les porte!

L’auteur raconte une double histoire : d’un côté, l’enquête menée par nos deux héros; de l’autre, ce qui s’est réellement passé pour provoquer cette enquête, où se trouvent également deux… héros? Puis les deux couloirs se recoupent, se rejoignent, s’enchevêtrent, donnant au roman une structure aussi intéressante et labyrinthique… qu’un cerveau!

J’aime bien le sens de l’autodérision dont fait preuve Bernard Werber; quand il met dans la tête de l’un de ses personnages ce type de réflexion, par exemple : « Ils ont vu trop de films, ou lu trop de science-fiction. Les romanciers sont irresponsables, ils ne se rendent pas compte que, lorsqu’ils délirent, certains lecteurs peuvent les croire. C’est pourquoi je ne lis que des essais. Pas de temps à perdre. » (p. 331)

J’aime beaucoup délirer en compagnie de M. Werber… Et son apothéose finale, dans l’acte d’amour, est peut-être la plus jolie description qu’il m’ait été donné de lire concernant la fusion totale… cosmique!

Une seule chose m’a agacée tout au long de ma lecture. L’auteur s’obstine à mettre un « qu’il » là où un simple « qui » suffirait. Comme, par exemple, dans l’expression : ce qu’il se passait…



0 Au secours, 1 Pas du tout, 2 Un peu
3 Assez, 4 Beaucoup, 5 Passionnément


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