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Vendredi le 15 octobre, 2010 |
Voici un livre étonnant. On y découvre une Nicole Houde rieuse et moqueuse, tendre et grave, avec un brin de fantaisie impertinente. Des fées et des mages s'amusent au milieu d'une foule de personnages croisés au hasard de promenades dans le quartier Rosemont de Montréal.
« Nous sommes en route et Jean-Eudes a, comme moi, un peu de difficulté à respirer dans ce monde-ci. Nous avançons vers l'inconnu. Nous avançons et nous saluons le ciel qui est, ce jeudi, d'un bleu très clair malgré les pollueurs. Un ciel qui veut nous faire croire qu'il est bien portant afin de ne pas nous culpabiliser. Notre voix sera aussi légère que la chanson de juin murmurée par les arbres et les oiseaux. Je me tais : à mon idée, le mot « humain » convient de moins en moins aux bipèdes, arpenteurs de trottoirs et consommateurs de bêtises. Nous pensons au même moment au fœtus qui vogue dans le ventre de ma fille Mélanie. Nous allons chercher des mots et des événements souriants pour cet enfant qui va naître dans quelques mois. Mais dans quels personnages ancrer le sourire ? »
« L'écriture de Nicole Houde est une écriture où vibre une poésie discrète, attentive à la charge de rêve qui transcende les êtres et les objets les plus humbles. »
Ce commentaire du jury qui lui a décerné le Prix du Gouverneur général cerne bien l'univers de cette romancière.
L'œuvre romanesque de Nicole Houde nous entraîne dans le monde marginal des laissés-pour-compte qui refusent de se résigner et persistent à croire en leur part de bonheur.
Leur lucidité et leur quête d'identité créent un monde troublant où la complaisance et le mensonge n'ont pas de place.
L'AUTEURE :
NICOLE HOUDE est née à Saint-Fulgence en 1945. Depuis la parution de son premier livre en 1983, elle poursuit une œuvre d'une impeccable exigence et d'une remarquable unité de ton.
En 1984, elle reçoit le Prix des Jeunes Écrivains du Journal de Montréal pour La Malentendue, son premier roman ; en 1989, on lui décerne le Prix Air Canada pour L'Enfant de la batture, roman pour lequel elle était aussi finaliste au Prix Molson de l'Académie canadienne-française ; en 1991, elle est à nouveau finaliste au Prix Molson pour son roman Les Inconnus du jardin ; et en 1995, elle obtient le Prix du Gouverneur général pour son sixième roman Les Oiseaux de Saint-John Perse, roman dans lequel elle aborde avec compassion le sujet de la vieillesse.
BANCS PUBLICS
Nicole Houde
Récits
LES ÉDITIONS DE LA PLEINE LUNE
Collection « PLUME »
2010 - 132 pages - 20,95
Découvrez tous les titres publiés chez cet éditeur :
LES ÉDITIONS DE LA PLEINE LUNE
Bleu d'orage
La femme du stalinien
Les mémoires du Docteur Wilkinson
Ô combien de marins, combien de capitaines
La Maison du Néguev
Sous l'aile du Corbeau
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