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Louise Turgeon
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Les colons du village


Samedi le 27 août, 2005


J’ai tiré le pigeon qui flottait dans le ciel. Je l’ai plombé avec ma carabine. Il est tombé, se prenant pour une patate peut-être, car ses plumes n’étaient plus vives ni brillantes.

Le pigeon est mort comme un enfoiré, seul sur l’asphalte grise usée par les automobiles, rouges surtout, conduites par quelques enculés qui ne savent pas s’attacher en voiture.

Ainsi commence Les colons du village, le deuxième roman d’ANICK FORTIN.





Dans une petite municipalité de l’arrière-pays gaspésien, un tueur de pigeons défraie la chronique locale, celle que tiennent deux lesbiennes, l’une forte de taille et de gueule, l’autre maigre comme un bretzel et toujours en train de renoter.

Ce n’est pas la matière qui leur manque ; des pères alcooliques batteurs de femmes, des enfants rebelles et délinquants, des édiles municipaux nuls et dérisoires, des bigotes et une prostituée.

Tous sont reliés les uns aux autres, mais pour quel destin ?

Dans une écriture qui se démarque de celle de ses camarades écrivaines, ANICK FORTIN nous invite à un étrange et fascinant voyage au bout de la nuit.



L’AUTEURE :

Âgée de vingt-trois ans, ANICK FORTIN étudie les mathématiques. En 2003, elle a publié chez cet éditeur
LA BLASPHÈME, un premier roman salué unanimement par la critique et fort apprécié de ses lectrices et lecteurs.


LES COLONS DE VILLAGE
Anick Fortin
LES ÉDITIONS TROIS-PISTOLES
Collection : Inédits
2005 – 176 pages – 22,95$



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