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| Rien n'est plus précieux que la liberté et l'indépendance |
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Vendredi le 24 avril, 2009 |
Un intéressant assemblage de textes d’opinion, d’écrits inédits et de lettres personnelles forme le nouveau livre de Pierre Falardeau, Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance.
L’ouvrage, qui emprunte son titre à une citation d’Hô Chi Minh, fait découvrir ou redécouvrir des articles qui décoiffent, émeuvent, mais qui font le plus souvent rire et réfléchir.
Celui qui se décrit comme ni « pur » ni « dur » dénonce le conformisme et les idées préconçues et rappelle que l’indépendance du Québec n’est pas, et de loin, qu’une affaire politique.
On constate également une volonté de résistance marquée à la culture américaine et à l’américanisation du monde.
Dans un texte où il cite un journaliste qui, après le 11 septembre 2001, s’était exclamé, « Nous sommes tous américains », il rétorque : « Présentement, en Palestine occupée, l’armée israélienne assassine tout un peuple avec la bénédiction des cow-boys d’extrême droite de Washington. Je voudrais que mes frères palestiniens sachent que nous ne sommes pas tous américains. »
Une belle sensibilité se dégage de ce livre, avec les suggestions de l’auteur qui propose de lire ou relire les oeuvres de Miguel Torga, Robert Jasmin, Pierre Perrault, ou de revoir les films de Gilles Groulx et l’art de Siqueiros.
Pierre Falardeau se défend, par ces choix, de s’attacher à un quelconque courant artistique à la mode.
Les lettres publiées dans certains quotidiens en réponse à des journalistes ayant critiqué ses films ou sa décision d’aller parler de poésie à Star Académie montre bien que l’homme ne craint pas la contradiction.
Dans ce livre, qui regroupe principalement des textes publiés dans le Couac et le Québécois entre 1999 et 2006, Pierre Falardeau lance nombre de flèches aux « éditorialistes de Power Corporation », aux extrémistes, autant de gauche que de droite, et au Parti libéral du Canada qu’il qualifie de « vague association de malfaiteurs, [de]
groupuscule tribal, [de] secte rhodésienne ».
Ce cinéaste, scénariste et auteur offre avec Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance une délectable sélection de textes, bien loin de la langue de bois et fidèles à son ton direct et singulier.
L'AUTEUR :
Après des études en ethnologie, PIERRE FALARDEAU est venu au cinéma par le documentaire, puis est passé à la fiction. Outre la série culte des Elvis Gratton, il a réalisé, entre autres, Le party, Le temps des bouffons, Octobre et 15 février 1839. Il a déjà publié La liberté n’est pas une marque de yogourt et Les boeufs sont lents mais la terre est patiente.
RIEN N'EST PLUS PRÉCIEUX
QUE LA LIBERTÉ ET L'INDÉPENDANCE
Pierre Falardeau
VLB ÉDITEUR
Collection Partis pris actuels
2009 - 264 pages - 24,95$
Découvrez le site de cet éditeur :
VLB ÉDITEUR
Titres présentés chez Planète Québec dans cette collection:
Redonner sens à l'indépendance
Le déshonneur des libéraux - Le scandale des commandites
Le Québec expliqué aux immigrants
Quand les cons sont braves - Mon parcours dans l'armée canadienne
Québec imaginaire et Canada réel
Au risque de déplaire
Contre la réforme pédagogique
Rien n'est plus précieux que la liberté et l'indépendance
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